L'OL menace Textor, ça chauffe !

L'OL menace Textor, ça chauffe !

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Le communiqué de l'OL et ses actionnaires a fait du bruit dans les rangs de l'acheteur potentiel John Textor, qui n'a pas apprécié le ton de la déclaration et assure faire tout ce qu'il faut pour finaliser le rachat. 

Par le passé, Jean-Michel Aulas a souvent profité de sa situation dominante pour mettre une grosse pression afin de régler les problèmes. Les ultimatums, ça connait le président de l’OL. Mais c’est une situation d’un tout autre niveau qui pèse sur le club rhodanien, et son avenir est clairement remis en jeu. Depuis que Pathé et IDG Capital ont décidé conjointement de revendre leurs parts, Aulas cherche un acheteur et semblait l’avoir trouvé avec John Textor. Mais la vente, annoncée pour le 30 septembre, a déjà été repoussée deux fois. Et selon le dernier communiqué commun de l’OL et ses actionnaires, la date du 17 novembre est désormais fixée pour finaliser le « closing ». Mais en filigrane à travers les propos relativement rassurants du communiqué, impossible de ne pas voir que les garanties financières ne sont pas encore au rendez-vous, et que les contrôles effectués en France sur l’origine et la réalité de ces fonds financiers mettent un réel frein à la finalisation de l’opération. 

Textor accuse la France de ralentir la vente

De plus, les actionnaires actuels de l’OL se réservent le droit de ne plus accepter l’offre de John Textor si celle-ci ne tenait pas debout à leurs yeux ou si les délais n’étaient encore une fois pas respectés. Une mesure de prudence nouvelle qui démontre que le doute est plus que permis au niveau du sérieux de l’offre de l’homme d’affaires américain. Ce dernier a-t-il vu trop grand devant la somme qu’il faut tout de même sortir pour finaliser l’opération ? En tout cas, l’incertitude est totale et l’agacement se laisse ressentir. Plusieurs médias nationaux et lyonnais qui suivent les discussions évoquent un mécontentement de John Textor en apprenant ce coup de pression pourtant bien compréhensible de la part de l’OL. Pour le natif du Missouri, ce sont les lourdeurs administratives et vérifications en France qui ralentissent tout le processus, et il estime que tout est bouclé sur le plan comptable et sur les apports d’actifs. Un agacement qui n’est pas encore à même de remettre en cause l’investissement prévu, mais qui démontre que la situation se tend tout de même entre les deux parties concernées.