Antonetti : «On parle mieux de Nice»

Antonetti : «On parle mieux de Nice»

Icon Sport

A la veille de la réception de Grenoble, l’entraîneur des Aiglons se réjouit du cap franchi par son club mais souhaite rester humble.

Guy Roux n’en finit pas de faire des émules. Sixième de Ligue 1, mais virtuellement deuxième ex aequo en cas de succès mercredi au Ray contre Grenoble, l’OGC Nice ne pense qu’au maintien selon Frédéric Antonetti, lequel garde les pieds sur terre. « Je dis que l'on joue le maintien car nous avons un budget de 30 millions d'euros, le 17e de France ! Même si ça ne plaît pas, c'est la réalité ! Je suis logique jusqu'au bout. Si demain on me dit : ''Notre budget est de 80 millions et il faut finir dans les trois premiers'', je réponds bien sûr. Mais aujourd'hui, c'est très fragile. Tant qu'on pillera nos joueurs, tant qu'on ne pourra pas attirer un joueur ayant flambé la saison précédente, ce sera ainsi. Regardez, l'OM, la saison prochaine, aura 70 millions à dépenser de plus que nous. Donc, atteignons les 42 points le plus vite possible (…) Il faut de la régularité dans les résultats à moyen terme. Mais depuis quelque temps, on parle mieux de Nice. Même si, parfois, on ne retient que notre engagement. Pour vraiment gagner un statut dans le foot français, il y a encore du chemin à faire. Aujourd'hui, lorsque nous nous déplaçons à Marseille ou Monaco, on y va à armes égales ! C'est la différence. Il ne faut plus les considérer comme les matchs de l'année. Ce qui est important, c'est d'être compétitif tout au long de la saison. Il faut conserver de l'humilité, mais avoir aussi de l'ambition, explique le technicien corse dans les colonnes de Nice-Matin avant d’évoquer la formation iséroise que les Aiglons accueilleront mercredi. Elle est dure à manoeuvrer, plus performante à l'extérieur qu'à domicile. Je m'attends à un match difficile. Elle est bien organisée et fait déjouer l'adversaire. Voilà un beau challenge pour un club comme le nôtre : franchir ce genre d'obstacle ! »