OM : L’arbitre de PSG-Basaksehir harcelé, Villas-Boas s’inquiète

OM : L’arbitre de PSG-Basaksehir harcelé, Villas-Boas s’inquiète

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Mardi, un incident historique a provoqué l’interruption et le report du match de Ligue des Champions entre le PSG et Istanbul Basaksehir.

Et pour cause, le quatrième arbitre de la rencontre Sebastian Coltescu a tenu des propos racistes à l’encontre de Pierre Webo, entraîneur adjoint de l’équipe turque. Un incident très grave et condamnable qui a fait réagir à travers le monde entier. Mercredi soir, à la sortie du match entre l’Olympique de Marseille et Manchester City (3-0), André Villas-Boas a été invité à réagir à cette affaire. Et si l’entraîneur phocéen condamne évidemment l’acte du quatrième arbitre et souhaite afficher son soutien à la lutte contre le racisme, le Portugais semblait également préoccupé par la pression subie par Sebastian Coltescu depuis mardi soir.

« Je ressens un mix de sensations. La première, c’est que je suis triste, parce que c’est le racisme n’a pas sa place dans la société ni dans le monde du foot, et malheureusement on voit que ça se passe toujours… C’est grave, très grave. Je suis heureux de la décision des deux équipes de sortir de la pelouse, de la force de caractère de Demba Ba, qui a expliqué à l’arbitre ce qu’il pensait. Félicitations aux deux équipes pour avoir eu ce courage, j’espère que ça va pousser l’UEFA à intervenir. Mais je suis préoccupé parce que tous les êtres humains ont le droit de dire pardon, de reconnaitre leurs erreurs, et je pense que l’arbitre devrait avoir ce droit aussi. Je ne le connais pas, mais il doit être père, il doit avoir une famille, sa famille doit être sous pression, doit craindre une agression… Tout le monde l’a attaqué, ce doit être dur pour lui aussi. J’espère que cet arbitre saura dire pardon, assumer qu’il s’est raté, et qu'il subira une suspension. Mais j’espère que sa carrière ne s’arrêtera pas sur cela. Après, c’est aussi à l’UEFA de montrer sa force en infligeant de grosses sanctions » a jugé André Villas-Boas, visiblement tiraillé après cet incident à caractère raciste au Parc des Princes.