Nice-OM : Tous coupables, Mandanda sort les poings

Nice-OM : Tous coupables, Mandanda sort les poings

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Pendant quatre heures, la LFP s’est penchée sur les incidents de dimanche dernier entre Nice et l’OM, ce mercredi.

La délégation niçoise était présente au rendez-vous sur Paris, tandis que les membres de l'OM sont intervenus par le biais de visioconférence. Cela a aidé à apaiser les débats, beaucoup moins lourds que dimanche. Ce soir-là, Jean-Pierre Rivère avait fait fort en minimisant les faits pour pousser Marseille à reprendre le match, ce qu’il n’était pas parvenu à faire. Chaque partie a ainsi pu s’expliquer, et donner sa version des faits, tout comme l’arbitre et les délégués. Le résultat du match n’est pas homologué, et il faudra, outre les sanctions, statuer à ce niveau. Selon les informations récoltées par La Provence auprès de la Ligue, tous les scénarios sont possibles au niveau des sanctions sportives, de la victoire de Nice sur tapis vert pour abandon de terrain des Marseillais, à celle de l’OM aussi en raison de la mise en défaut de l’organisateur. Le fait de jouer le match à huis-clos est aussi une éventualité. 

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Concernant les joueurs, la bagarre avec les supporters et même entre staff des deux équipes, fait très mauvais genre. Et dans une intervention pleine de sagesse saluée par les deux camps, Steve Mandanda a essayé de résumer à sa manière la situation. Pour le gardien de l’OM, les incidents ont bien sûr été causés par les jets de bouteilles à profusion pendant la rencontre, mais c’est la lassitude des joueurs devant le manque de réaction du corps arbitral ou des délégués pour faire cesser ces agissements qui a pu énerver tout le monde. Néanmoins, le portier international n’est pas dupe, et l’attitude montrée par les joueurs et staffs des deux camps est demeurée déplorable, pour Nice comme pour l’OM. Un discours salué par les dirigeants niçois, mais aussi par l’UNFP, qui estime que Mandanda a eu raison de rappeler que la sécurité n’était pas assurée aux yeux des joueurs pendant cette soirée noire. La réponse interviendra donc le 8 septembre prochain, avec désormais deux semaines pour essayer d’arriver à trouver un verdict qui ne pourra de toute façon pas satisfaire les deux camps.