Les supporters bordelais ont-ils été achetés ?

Les supporters bordelais ont-ils été achetés ?

Dans une situation catastrophique sur le plan sportif, les Girondins de Bordeaux ne vont pas mieux en coulisses.

Il faut parfois se souvenir des premières années du LOSC quand Gérard Lopez a racheté le club, avec le limogeage de Marcelo Bielsa et le maintien arraché péniblement pendant deux ans de suite, à deux journées de la fin. La suite fut plus radieuse, avec de bonnes bases et le titre de champion de France, mais aussi de grosses dettes, pour le propriétaire actuellement en poste en Gironde. Pour le moment, à Bordeaux, c’est plutôt la débandade avec la dernière place et surtout une crise qui couve entre les joueurs et les supporters. L’image marquante est certainement le convocation de Benoit Costil au pied de la tribune par plusieurs supporters et notament Florian Brunet, le porte-parole des Ultras Bordeaux 1987, et la confrontation tête contre tête des deux hommes. En partant, le gardien du club au scapulaire a bien fait comprendre avec un signe de la main, que les supporters avaient été achetés par la direction, et notamment le président Gérard Lopez, pour choisir leur cible et enfoncer les joueurs plutôt que les dirigeants.

Gérard Lopez prend les supporters comme alliés

Une référence à l’article assez sidérant de la semaine dernière dans L’Equipe, où il avait été révélé les liens très étroits entre deux supporters bordelais influents et le propriétaire des Girondins. Une sorte d’alliance pour maintenir la paix dans les tribunes, mais où l’union sacrée ne serait valable que pour Gérard Lopez, et pas vraiment pour les joueurs. Le quotidien local Sud-Ouest s’est penchée sur la question, avec tout de même des éléments très troublants. Certains supporters ont en effet une part importante dans les décisions, et ils s’en cachent de moins en moins, comme lors de la mise à l’écart du groupe pro de deux joueurs, Paul Baysse et Laurent Koscielny, voire même le limogeage de l’entraineur. 

« Par exemple, les leaders sont désormais autorisés, lors des entraînements ouverts au public, à accéder au parking des joueurs devant l’entrée des vestiaires. Ils se revendiquent moteurs de plusieurs décisions du club sur les relations avec le public, mais aussi sportives comme les mises à l’écart de Koscielny ou Baysse voire Petkovic », explique Sud-Ouest, pour qui l’effet obtenu n’est pas vraiment celui recherché. En effet, les joueurs et les salariés bordelais se demandent vraiment qui commande dans ce club, et les attaques sur les réseaux sociaux à l’égard des joueurs se font désormais en toute impunité, avec l’apparition de Florent Brunet au bord de la pelouse dimanche face à Montpellier. Pour le moment,  Gérard Lopez tient la barre en continuant d’aller dans le sens des supporters, avec toutefois un vestiaire qui semble déjà perdu face au manque de soutien de ses dirigeants.