Lucide, Andy Diouf admet que ses premiers pas en équipe de France n’ont pas été simples. Il faut dire que le sélectionneur Zinédine Zidane ne lui a pas facilité la tâche.
Andy Diouf n’est sans doute pas près d’oublier la récompense offerte par Zinédine Zidane. Le mois dernier, le nouveau sélectionneur lui a offert sa première convocation en équipe de France. Puis le successeur de Didier Deschamps a pris soin de le mettre en confiance à Clairefontaine. « Ses mots ont été simples, a raconté le piston droit de l’Inter Milan à DAZN. Il m'a dit qu'il était content de me voir là, que je devais maintenant montrer mes qualités et jouer sans pression. »
Si Zinédine Zidane a tenté de rassurer le nouveau venu, c’est parce que l’ancien Lensois était là pour évoluer à un poste de latéral gauche totalement inédit pour lui. « Notre première discussion sur mon poste ? Elle est arrivée très vite, lors de la première ou la deuxième séance, s’est souvenu Andy Diouf. Il m'a dit qu'il avait vu de bonnes choses à l'Inter sur le côté droit mais qu'il aimerait bien m'essayer et me voir sur le côté gauche avec l'équipe de France. Ça s'est fait très vite. »
Le Nerazzurro n’a eu que quelques jours pour s’adapter. Résultat, ses deux performances face à la Belgique ont été insuffisantes. « Mes deux matchs ? C'est l'apprentissage du niveau international, tout va plus vite, il faut être concentré, a confié l’international tricolore. Mais j'en tire beaucoup de choses positives. » A commencer par sa nouvelle étiquette. « C'est un statut qui change, je dirais que ça apporte plus de confiance. Ça donne envie d'en faire plus pour aller chercher un rôle plus solide en club et continuer à être international », s’est projeté Andy Diouf, sans être certain de rester dans les plans de Zinédine Zidane.