Bertrand Latour frappé et gazé, sacrée soirée à Saint-Denis !

Bertrand Latour frappé et gazé, sacrée soirée à Saint-Denis !

Le chaos était total autour du Stade de France samedi soir avant et pendant la Ligue des champions. Bertrand Latour, journaliste de la chaîne L'Equipe, a été agressé après avoir été repéré.

Journaliste de la chaîne L’Equipe, Bertrand Latour a payé au prix fort sa mission de samedi soir, à savoir couvrir depuis l’extérieur du Stade de France l’ambiance autour de la finale de la Ligue des champions qui opposait le Real Madrid à Liverpool. Avant même les scènes surréalistes vécues aux portes du stade dionysien, il s’est fait attaquer par des supporters des Reds, lesquels ne le connaissaient pas, mais avaient été briefés par un fan français, qui avait lui bien reconnu celui qui intervient très régulièrement sur la chaîne du média sportif. « Je sortais du RER D pour rejoindre le Stade de France quand un Français a dit à des supporters de Liverpool bourrés que j'étais un journaliste pro-Madrid, ce que je ne suis pas évidemment. Les trois supporters ont alors commencé à me frapper. C'est allé très vite. On était au milieu d'une foule et d'autres supporters des Reds sont venus nous séparer. J'ai juste eu une entaille à la pommette et cela ne m'a pas empêché de faire des duplex ensuite », a expliqué, dans les colonnes du quotidien sportif. Et la soirée ne s’est pas arrêtée là.

Bertrand Latour agressé, des journalistes menacés par des stadiers, la France accusée

En direct sur son média, Bertrand Latour a expliqué qu’après cette agression, la suite avait été également très compliquée. « Le plus terrible c’est évidemment l’organisation défaillante (…) Ce que je peux vous dire c’est que le filtrage était particulièrement mauvais, moi j’en ai fait les frais à ce moment-là. On s’est fait gazer par la police, il y a eu des mouvements de foule, des enfants qui pleurent, c’était catastrophique. Tout était chaotique, des supporters se sont fait gazer à bout portant et même si j’ai eu des soucis, mon sort n’est pas le plus important », a expliqué le journaliste de la chaîne L’Equipe, qui n’est pas le seul représentant des médias à avoir eu droit à un traitement de « faveur ».

Steve Douglas, journaliste de l’agence Associated Press a notamment raconté qu’il avait été embarqué par des stadiers, lesquels l'avaient menacé : « J’ai été emmené par un agent de sécurité, on m'a dit de retirer mon accréditation. Puis j'ai été forcé de supprimer des séquences vidéo sur les problèmes de foule, sinon je ne serais pas autorisé à rentrer dans le stade ». Depuis samedi soir, l'organisation française de cette finale fait l'objet d'énormes critiques sur toute la planète, la résonance d'une Ligue des champions de football étant forcément colossale. De son côté, le ministre de l'Intérieur, qui était au Stade de France, a immédiatement accusé certains supporters anglais, estimant que l'organisation avait fait son travail, tandis que l'UEFA a déclenché une enquête afin d'en savoir plus sur ce chaos à Saint-Denis.