EL : ASSE, Rennes, Pierre Ménès déprime et il a bien raison

EL : ASSE, Rennes, Pierre Ménès déprime et il a bien raison

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Nouvelle soirée catastrophique pour les clubs français en Coupe d’Europe, puisque Rennes et Saint-Etienne n’ont toujours pas gagné le moindre match. Pourtant, les adversaires n’étaient pas forcément effrayants sur le papier. Les Bretons se sont inclinés 1-0 à Cluj sur la fin après avoir eu nombre d’occasions nettes. L’ASSE a perdu pied en concédant le nul après avoir mené, plutôt heureusement, de deux buts à Oleksandria (2-2). Les chances de qualification ont disparu pour Rennes, tandis que les Verts ont encore un espoir, même s’il faudra pour cela enfin gagner un match. Et avec cette constance dans la médiocrité décrite par Pierre Ménès, cela n’est pas prêt d’arriver.

« On s’aperçoit qu’en Ligue Europa, même contre « personne », les club français ne gagnent pas un match. Rennes a quand même joué trois heures sans marquer un but face à un club roumain. Cette inefficacité offensive, c’est d’ailleurs le problème principal de l’équipe bretonne. Pourtant Stéphan avait aligné quatre éléments à vocation offensive, mais rien n’y fait. C’est un constat très décevant compte tenu des ambitions bretonnes et du joli parcours de la saison dernière (...) On touche là à un autre problème du football français, à savoir l’inconstance. Sauf dans la médiocrité en Ligue Europa. A ce niveau-là, on note au contraire une belle régularité, illustrée un peu plus tard dans la soirée par Saint-Etienne, qui a concédé le nul sur le terrain d’Oleksandria dans des conditions invraisemblables. A l’arrivée, le bilan de nos deux représentants est encore une fois calamiteux après cette 4e journée de phase de groupes. A eux deux, Rennes et Sainté ont joué huit matchs dans cette compétition, pour aucune victoire et quatre misérables points arrachés. Au-delà de ce constat chiffré, c’est l’impression laissée qui est déplorable. Le manque de qualité technique, de vision et d’intelligence de jeu de nos équipes ne nous permet pas aujourd’hui de rivaliser avec des équipes du championnat écossais, belge, ukrainien ou roumain. C’est peut-être ça le plus inquiétant… », a livré Pierre Ménès sur son blog, dans un constat évident, et pas nouveau, sur la faiblesse des clubs français en Europa League.