La menace d'une liquidation est de plus en plus présente chez les Girondins, qui se préparent à tous les scénarios en attendant la réponse du CNOSF.
Aussi incroyable que cela puisse paraitre, à une semaine de la reprise des championnats du nouveau National 1, les Girondins de Bordeaux ne savent toujours pas dans quelle divisions ils vont évoluer. Toujours en proie à de graves soucis financiers, le club aquitain a été relégué en championnat régional par la DCNG. Mais avant l’appel de cette décision devant le CNOSF, le rachat du club par Sparta, qui a versé les 10 millions d’euros nécessaires pour éponger les dettes de la saison dernière et préparer le budget de la saison à venir, n’a toujours pas provoqué de nouvelle décision.
Bordeaux toujours dans l'attente
Le CNOSF n’a pas livré son verdict malgré une audition le 5 août, et il est même impossible de savoir si le dossier sera renvoyé devant la DNCG, ou si la réintégration des Bordelais en National 1 sera demandée.
Selon Sud-Ouest, si le rachat par Sparta avait provoqué des espoirs de maintien au niveau de la saison dernière, l’optimisme au sein du club est en train de baisser. La possible liquidation judiciaire est crainte, ce qui forcerait le club à repartir en Régional, et tous les salariés à prendre la porte. « Depuis le début de l’été et surtout depuis le 15 juillet, et la confirmation en appel par la DNCG de l’exclusion des championnats nationaux, des mouvements autour du scénario d’un rejet du recours, qui engendrerait irrémédiablement la liquidation de l’actuelle société, se sont éveillés », écrit ainsi Sud-Ouest. Jean-Louis Triaud, président bénévole de l’association des Girondins, se tient prêt à prendre le relai en cas de liquidation.
Mais un autre projet pour repartir sur des bases saines est également à l’étude. Vice-président du club sous Gérard Lopez, Arnaud De Carli cherche à récupérer 5 millions d’euros pour reprendre le club en cas de faillite, dévoile Sud-Ouest. C’est aussi le cas de l’entrepreneur Bruno Fievet, qui affirme avoir réuni la somme nécessaire pour reprendre le club aquitain en cas de liquidation. Des projets en cas de redémarrage à bas niveau, mais pour le moment, personne ne sait ce qu’il adviendra du club, toujours en attente de l’avis du CNOSF pour son avenir.