Le patron d'Amazon rachète un tiers de Liverpool

Le patron d'Amazon rachète un tiers de Liverpool

Premier League10 août , 19:30
Fenway Sports Group, qui possède le club de Liverpool, s'apprête à officialiser la vente d'un tiers de ses parts à un consortium mené par Jeff Bezos, le patron d'Amazon, et Amit Bhatia, membre de la famille de Lakshmi Mittal, magnat mondial de l'acier.
Après une saison sportivement compliquée, Liverpool veut profiter du mercato pour se renforcer. Et même si les Reds sont immensément riches, grâce à une popularité mondiale, Fenway Sports Group veut encore plus valoriser le club de la Mersey. C'est pour cela que, selon Sky Sports, John W. Henry, patron du groupe qui possède aussi les Red Sox de Boston et les Penguins de Pittsburgh, a accepté l'offre transmise par un consortium mené par l'un des hommes les plus riches de la planète, Jeff Bezos. Le fondateur d'Amazon, qui a une fortune estimée à 207 milliards d'euros, s'est associé avec Amit Bhatia, dont le beau-père gère lui une fortune autour de 29 milliards d'euros, et Eduardo Saverin, cofondateur de Facebook, afin de prendre 30% du capital de Liverpool.

Liverpool pour le plus gros deal de l'histoire du foot

« Liverpool est actuellement le quatrième club le plus valorisé au monde. L'investissement du consortium valoriserait le club à 4,68 milliards d’euros, ce qui en ferait l'une des transactions les plus lucratives de l'histoire du football », explique Sky Sports. Pour donner un ordre d'idée de l'opération en cours, Fenway Sports Group avait racheté Liverpool en 2010 pour 351 millions d'euros. Il est vrai qu'à l'époque le club anglais sortait d'une période compliquée sous la direction des anciens propriétaires Tom Hicks et George Gillette. A l'époque, les deux propriétaires devaient combler un déficit de 270 millions d'euros et ils avaient décidé de céder les Reds, dont la valeur a donc été multipliée par 17.
Pour Jeff Bezos, qui n'est pas réellement connu pour être un grand fan de football, il s'agit d'un investissement plaisir. L'homme d'affaires américain est convaincu que miser sur Liverpool n'est pas un pari totalement fou. Pour rappel, lors de son divorce, le fondateur d'Amazon avait cédé 37 milliards d'euros à son ex-épouse sous forme d'actions de sa société. Ce n'est donc pas le rachat d'un tiers de Liverpool qui l'impressionnera.

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