La LFP annonce ce vendredi avoir obtenu la condamnation de la plateforme SPLIIIT qui permet de partager ses abonnements entre particuliers, moyennant une indemnité.
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Nous connectons les propriétaires d’abonnements avec des co-abonnés en quête d’une place disponible, tout en garantissant la sécurité des transactions. » Le principe mis en place par SPLIIIT, société basée en France, est ingénieux. Vous avez un abonnement à un service qui permet d'inscrire deux, trois, ou quatre autres personnes et vous ne les utilisez pas, alors pourquoi ne pas revendre cette inscription supplémentaire. Logiciels et médias font ainsi l'objet de transactions, tout cela sans se cacher. Sauf que la Ligue de Football Professionnel estime que, s'agissant de la
Ligue 1, ce partage d'un même abonnement était illégal. Et le tribunal judiciaire de Paris a donné raison à la LFP, interdisant à SPLIIIT de proposer ce service via des partages d'abonnements à DAZN ou à la chaîne Ligue 1+ directement. De quoi réjouir, l'instance qui mène une bataille incessante contre le streaming illégal et ce type de partage.
La Ligue 1 ne lâche rien pour défendre ses droits
« Par une ordonnance de référé rendue le 15 avril 2026, le Tribunal a reconnu l’existence d’un trouble manifestement illicite pour le Groupe LFP résultant de l’activité de Spliiit, plateforme de partage d’abonnements numériques entre particuliers, qui met en relation des personnes ayant souscrit un abonnement à un service payant avec d’autres personnes afin de leur permettre de partager ledit abonnement. Le Tribunal a établi que le service proposé par Spliiit incitait les abonnés à violer les Conditions Générales d’Utilisation de Ligue 1+, indique la Ligue de Football Professionnel, qui précise la nature de la condamnation. Afin de faire cesser ces agissements, le Tribunal Judiciaire de Paris a ordonné à la société Spliiit : La suppression immédiate de toute offre de partage d’abonnement au service Ligue 1+ sur son site internet et son application mobile sous astreinte de 300 euros par jour de retard; L’interdiction de proposer ce service ou d'utiliser les marques « Ligue 1+ » sous peine d’une astreinte de 300 euros par jour de retard et la condamnation de la société Spliiit aux entiers dépens de l'instance. »