En réaction aux récentes déclarations de candidats à la mairie de Paris sur le Parc des Princes, le PSG a fait entendre sa voix. Et cela ne va pas rassurer les supporters.
Après Emmanuel Grégoire et Pierre-Yves Bournazel, candidats à la mairie de Paris, c'est Rachida Dati qui mardi a fait savoir qu'
elle était ouverte à la vente du Parc des Princes au Paris Saint-Germain. A quelques semaines du premier tour, c'est évidemment une prise de position très opportuniste, car Anne Hidalgo s'est, elle, toujours fermement opposée à la vente de l'emblématique stade de la Porte de Saint-Cloud. Nasser Al-Khelaifi ne veut cependant pas se mêler des élections municipales, d'autant que l'incertitude est grande concernant l'identité de celui ou celle qui succèdera à l'actuelle maire de la capitale. Cependant, le PSG a tout de même fait savoir aux candidats que cela ne changeait pas grand-chose concernant le projet actuel de construction d'un nouveau stade loin de Paris.
Le PSG ne veut pas se méler des élections
Interrogé par Ici Paris Ile-de-France, le Paris Saint-Germain a tenu à rappeler que pour l'instant, c'était toujours un duel entre Massy et Poissy pour accueillir le remplaçant du Parc des Princes. « Le club n’est pas en mesure de commenter davantage des éléments qui sont aujourd'hui présentés comme des options par différents candidats. Notre responsabilité est d’assurer l’avenir du Paris Saint-Germain dans un cadre clair, réaliste et durable. Ces prises de parole témoignent d’une dynamique réelle autour de notre projet et traduisent également un intérêt fort pour l’avenir du Paris Saint-Germain », précise le PSG, qui ne veut pas dépendre du choix des urnes concernant son stade.
Tandis que le Collectif Ultras Paris fait savoir à chaque match qu'il voulait rester au Parc des Princes, les champions d'Europe ne veulent pas prendre de retard et avancent toujours dans leur idée de déménager. « Notre projet de donner une nouvelle dimension à notre enceinte sportive exige, par son ampleur et sa complexité, un cadre institutionnel stabilisé et un calendrier de travail sérieux et méthodique. C'est la démarche que nous suivons aujourd’hui à Massy et à Poissy, où des moyens importants ont été engagés par le club et nos partenaires locaux pour étudier ces sites. Ces études se poursuivent avec rigueur et elles restent notre priorité », a précisé le PSG.
En attendant, Nasser Al-Khelaifi ne refusera pas de négocier avec la mairie de Paris si finalement les élus décident de vendre le Parc des Princes. Mais après avoir été plusieurs fois vexé par Anne Hidalgo, le patron du Paris SG ne veut plus être en position d'attente. Et c'est le sens de la communication actuelle des champions d'Europe.