Les événements s'accélèrent du côté de Botafogo, puisque le club brésilien a demandé son placement en Recouvrement Judiciaire, qui est l'équivalent du redressement judiciaire en France. Les caisses sont vides et le club de John Textor n'a plus les moyens de payer quoi que ce soit.
On savait que les choses étaient compliquées pour Botafogo, puisque l'équipe brésilienne avait même dû faire un prêt pour réussir à payer les salaires de ses joueurs et des employés au mois de mars. Mais cette fois, l'inquiétude a encore grandi puisque dans un communiqué officiel, le club de John Textor a officiellement demandé à être placé en Recouvrement Judiciaire, équivalent brésilien du redressement judiciaire et qui devrait permettre, s'il est accepté, à Botafogo de continuer son activité tout en se protégeant des poursuites. L'équipe brésilienne admet ne pas avoir d'autre solution que de faire cette demande à la justice, afin d'essayer de se relancer au moment où l'avenir de John Textor est explicitement menacé dans le communiqué de presse de Botafogo.
" Eagle Football, son administration et ses représentants directs avaient une pleine connaissance de la gravité de la situation financière à laquelle était confrontée la SAF Botafogo "
- Botafogo dans un communiqué« La SAF Botafogo informe qu’elle a protocolé à une demande de Recouvrement Judiciaire comme mesure nécessairepour protéger le club, préserver ses activités, garantir l'exécution de ses obligations et assurer la continuité du projet sportif du Botafogo. Cette décision a été prise face au grave contexte financier auquel est confrontée la société, aggravé par des blocages successifs, des risques découlant des interdictions de transferts imposées dans le cadre de la FIFA, des échéances anticipées d'obligations financières et des restrictions sévères de trésorerie qui ont commencé à compromettre les opérations quotidiennes du club elles-mêmes, annonce le club brésilien avant de s’en prendre très clairement à John Textor. Tandis que d'autres actifs du groupe ont reçu des investissements substantiels, y compris des apports récents d'environ 90 millions de dollars US pour Lyon, Botafogo est resté, pendant plus d'un an, sans aucune injection significative de ressources, malgré des alertes répétées sur la détérioration de la trésorerie et les risques concrets pour la continuité opérationnelle du club. Eagle Football, son administration et ses représentants directs avaient une pleine connaissance de la gravité de la situation financière à laquelle était confrontée la SAF Botafogo. Malgré cela, outre le fait de ne pas avoir promu les apports et les mesures nécessaires à la préservation de la société, ils sont restés les principaux bénéficiaires de la structure financière qui a retiré des ressources significatives du club. »
L'avenir de John Textor dans le football s'assombrit de plus en plus et un an après avoir été poliment poussé en dehors de l'Olympique Lyonnais, l'homme d'affaires américain risque là encore de se faire virer par Botafogo où il n'a désormais plus la confiance de personne. A savoir si le club brésilien saura se relever d'une telle situation critique.