Les critiques commençaient déjà à tomber sur Corentin Tolisso. Le milieu de terrain de l'OL a sorti le gros match au bon moment, et en a profité pour remettre les choses au clair.
Capitaine emblématique de l’Olympique Lyonnais, impressionnant la saison dernière dans sa capacité à aider ses coéquipiers en les poussant vers le haut, Corentin Tolisso en a été récompensé avec une prolongation de contrat dans son club de coeur. Mais après cet été parfait, la reprise a été plus difficile. Assez neutre dans les matchs européens, moins performant en Ligue 1, le milieu de terrain avait rapidement essuyé des premières critiques. Toujours titulaire et jamais remplacé, le champion du monde 2018 bénéficiait-il d’un statut d’intouchable ?
Tolisso attendait son premier but
La question ne sera pas de nouveau posée tout de suite, puisque Tolisso a répondu par un match plein contre Rennes (4-0), avec une grosse présence athlétique, un but splendide et une passe décisive au passage, sa cinquième de la saison déjà toutes compétitions confondues.
Après sa réalisation, il a tenu à montrer sa rage de vaincre, et il s’en est expliqué à l’issue de la rencontre, soulignant que les critiques avaient été entendues, et étaient même justifiées. Qu’elles viennent de Paulo Fonseca ou des supporters. « Ma rage était liée à mon début de saison, car je n’étais pas content de ce que j’avais pu produire lors des premiers matches. Je n’arrivais pas à trouver ce match référence qui pouvait me faire du bien, ni même à marquer (…) Je me remets beaucoup en question, et je sais qu’il n’était pas satisfait de moi. J’ai entendu ce qu’il a dit, et je sais ce qu’il pense de moi. Depuis qu’il est là, je me sens très bien et je suis dans ma meilleure forme. J’avais cette rage aujourd’hui pour lui dire que ce qu’il avait dit était juste, et qu’il pourrait toujours compter sur moi », a livré le capitaine de l’OL, exemplaire dans cette rédemption et qui rêve d’emmener son club vers un titre ou vers une qualification directe pour la Ligue des Champions la saison prochaine.