Des noms sortent régulièrement pour un éventuel rachat de l'Olympique Lyonnais, mais il n'y a pas beaucoup de vrai suspense sur la suite de la gestion du club. Cela pourrait aller très vite, à condition qu'un point soit enfin réglé.
Malgré la situation économique instable et alambiquée de
l’Olympique Lyonnais, les choses sont assez claires. Le club est tellement endetté qu’il est quasiment impossible qu’il soit racheté par une structure extérieure qui mettrait des centaines de millions d’euros pour rembourser les créanciers actuels. Ce sont donc très probablement ces mêmes créanciers, dont Ares est la tête d’affiche, qui vont récupérer l’OL pour le gérer, se rembourser dessus forcément, et le rendre au final plus attractif pour de nouveaux investisseurs dans les années à venir.
Pour Vincent Chaudel, la situation est limpide et il n’y a de toute façon aucun choix possible. « Ares a les clés en main. La question pour eux maintenant est de savoir quelle est la meilleure option pour récupérer leur mise de départ. Elle se nomme, à mon avis, Michele Kang. Car présentement, si le club est revendu, sa valeur ne sera pas suffisante pour que le fonds retrouve ce qu'il a investi. Il a donc tout intérêt à l'accompagner pour qu'il retrouve de sa superbe », a livré l’économiste du sport au site Olympique et Lyonnais.
Botafogo et l'OL, un gros problème à régler
Il reste à savoir quand tout cela pourrait se mettre en place. Et à priori, le cabinet Cork Gully qui gère la situation actuellement, ne compte pas perdre de temps pour découper et revendre ce qui reste de la holding Eagle Bidco chère à John Textor. Il ne reste donc qu’une étape à franchir, et ensuite la vente de l’OL pourrait intervenir très rapidement. « Ça peut aller assez vite. La complexité est surtout juridique, je pense. C'est cette partie d'échecs-là qui se joue », confirme le spécialiste, pour qui il ne reste qu’à régler le différent entre l’OL et Botafogo pour enfin avoir des comptes clairs et permettre aux cessions d’avoir lieu. Un ultime point qui n’est pas un détail, tant les deux clubs ont des transactions à tous les niveaux et dans tous les sens, la magie de John Textor ayant réussi à fabriquer de la dette pour tout le monde.
Une fois ce point réglé, la cession pourrait alors être effective très rapidement, et peut-être même cet été même si la DNCG a bien compris ce qu’il se passait à l’OL, et semble prête à ne pas taper trop fort maintenant que les dérives financières de John Textor sont terminées.