Les temps sont durs pour le FC Nantes, relégué en Ligue 2, et qui peine à se reconstruire. Mais, Waldemar Kita pourrait devoir en plus sortir 2 millions d'euros qu'il aurait bien aimé ne pas avoir à dépenser. Dans le vaste turn-over des entraîneurs au FC Nantes, le propriétaire des Canaris fait parfois les choses de manière rapide, et brutale. On se souvient des propos très méchants tenus à l'encontre de Luis Castro, viré cet hiver. Mais si ce dernier a désormais tourné la page nantaise, un entraîneur passé par Nantes a bien l'intention de se faire payer ce que le club lui doit, selon lui. Ainsi, le tribunal des prud'hommes de Nantes a étudié mardi la demande de
Jocelyn Gourvennec, passé sur le banc nantais entre novembre 2023 et mars 2024. Mécontent de son entraîneur, Waldemar Kita l'avait viré pour une supposée faute grave, tout comme son staff. C'est ce que conteste Jocelyn Gourvennec, lequel réclame désormais 2 millions d'euros au FC Nantes.
Gourvennec contre Kita, ça peu coûter cher
« Son contrat a été rompu alors même que le club était maintenu en ligue 1. On demande donc le versement des salaires qu’il aurait dû toucher, la saison suivante, avec un renouvellement automatique de son contrat », a plaidé l'avocat de Jocelyn Gourvennec. Du côté du défenseur du FC Nantes, on conteste cette demande de l'ancien entraîneur. « Ce sont des CDD sportifs. Le seul moyen d’y mettre fin, c’est la faute grave. Je suis chef d’entreprise, qu’est-ce que je fais ? Mon entraîneur perd tous les matchs. Je n’ai pas le droit de m’en séparer ? », fait remarquer l'avocat du FC Nantes, qui a rappelé que Gourvennec gagnait 100.000 euros par mois chez les Canaris.
Après avoir entendu les deux camps, le tribunal prud'hommal a décidé de mettre son jugement en délibéré, ce qui implique une attente d'encore quelques mois pour le FC Nantes et son ancien entraîneur. A noter que depuis un an, Jocelyn Gourvennec est l'entraîneur du club suisse du Servette Football Club.