Jugé responsable de la mauvaise saison du FC Nantes, Baptiste Drouet avait été limogé en février dernier. L’ancien recruteur reconnaît des erreurs de casting, tout en critiquant les moyens donnés par le président Waldemar Kita.
Dans son entretien accordé à Eurosport le mois dernier, Waldemar Kita n’avait pas hésité à charger ses anciens employés. Le président et actionnaire du
FC Nantes, persuadé que l’entraîneur Luis Castro a tiré les Canaris vers le bas, avait aussi regretté «
un mauvais choix de recruteur ». L’attaque était destinée à l’ex-responsable du recrutement Baptiste Drouet, licencié en février dernier, et qui a donné sa version à So Foot avant la sortie médiatique de l’homme d’affaires.
« On m’a tenu responsable de la situation sportive globale du club. Du fait d’avoir poussé pour le coach (Luis Castro) et d’avoir été responsable du recrutement. Sans tenir compte des moyens qui nous ont été alloués et des contraintes qu’on a eues, s’est défendu Baptiste Drouet. On a baissé la masse salariale de 40 %, on a vendu pour 40 millions, et on a acheté pour zéro. Avec des salaires largement inférieurs à ce qui se faisait par le passé. Plusieurs études ont montré qu’il y avait 90% de corrélation entre le classement et la masse salariale d’un club. »
Les objectifs ne sont pas clairement définis
- Baptiste Drouet« Beaucoup de joueurs avec des gros contrats avaient envie de partir, a poursuivi l’ancien dirigeant du FCN. L’idée était de partir sur autre chose en faisant avec beaucoup moins. Prendre un coach de Ligue 2, c’était prendre quelqu’un qui savait faire avec des moyens limités. J’ai proposé ce nom-là, mais évidemment que c’est la direction qui a fait ce choix. Le regret, c’est le temps qui lui a été laissé. » Impatient, Waldemar Kita a peut-être été conseillé en interne. Baptiste Drouet a en effet dénoncé l’influence de certains dirigeants dans des décisions importantes.
« A Nantes, les objectifs ne sont pas clairement définis, entre ce qui est dit au départ et ce qui est vraiment attendu dans la tête des dirigeants. Ça donne des décalages importants. Il faut une chaîne de décisions claires. Je ne veux pas concentrer tous les pouvoirs. Mais je veux que quand une décision est prise, on sache pourquoi. Pour moi, c’est comme ça qu’une organisation fonctionne. Après, tout l’opérationnel découle de ça, et chacun a sa place », a conseillé Baptiste Drouet.