CdM : Riolo détruit ces flatteries bidons sur la Tunisie et le Maroc

CdM : Riolo détruit ces flatteries bidons sur la Tunisie et le Maroc

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La première phase de ce Mondial 2018 a été cruelle pour les pays africains, puisqu'ils sont tous passés à la trappe. Mais pour Daniel Riolo, les commentaires médiatiques notamment sur le parcours de la Tunisie et du Maroc sont exagérées, le journaliste estimant que tout cela était en fait pour brosser dans le sens du poil une large part des téléspectateurs, auditeurs et lecteurs. Et Daniel Riolo de s'explique sur son blog.

« Moi je veux bien tout envisager, mais une analyse juste et lucide donnait peu de chance au Maroc et à la Tunisie de s’en sortir vu les groupes dans lesquels ils étaient non? A part le Sénégal dans un groupe plus homogène, personne n’avait objectivement de grandes chances de passer! Je n’ai jamais réellement compris pourquoi il fallait adopter ce ton condescendant voire méprisant quand on parlait des pays qui ont un lien historique avec la France. On ne peut pas parler normalement? Traiter les gens en les regardant en face et pas avec un petit ton supérieur qui dirait: "Toi le petit, t’inquiète pas, on va dire que t’es fort". "Et si tu perds, on va insister sur ton honneur, ta fierté". Mais oui, c’est bien connu, les autres gagnent, mais l’honneur, c’est que vous ! Et c’est presque mieux! On pourra aussi inventer une injustice visant à frapper les petits pays du continent. Mais si, ça existe, ne faites pas comme si j’exagère. Des journalistes sont spécialisés dans ce domaine. J’ai le sentiment qu’il faut forcément prendre les gens pour des cons et qu’on pense vraiment les duper avec ces propos lénifiants. Le public foot est composé en partie de gens qui ont des origines dans ces pays, donc ferme la et caresse. C’est conscient ou inconscient, mais je vous assure que c’est l’idée générale qui domine. On juge par rapport à ce qu’on est et pas à ce qu’on fait. C’est ainsi qu’on enferme des gens dans leur condition d’origine. On repousse en croyant caresser. Résultat, chacun se réfugie dans son clan, sa communauté », écrit Daniel Riolo, visiblement pas convaincu que ces flatteries soient réellement utiles aux équipes concernées, bien au contraire même.