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OM : La piste Bruno Genesio en grand danger

OM02 juin , 12:20
Bruno Genesio est toujours le grand favori pour le poste d’entraîneur de l’OM. Mais la situation financière du club phocéen et les possibles sanctions de la DNCG et de l’UEFA menacent l’issue de ce dossier.
L’Olympique de Marseille est dans une situation préoccupante et cela pourrait avoir de lourdes conséquences sur la préparation de la saison à venir. Pablo Longoria et Medhi Benatia ont quitté le club phocéen en laissant derrière eux un gouffre financier avec des pertes estimées à plus de 150 millions d’euros sur l’exercice 2024-2025, avant de savoir ce qu’il en sera précisément pour la saison qui vient de se terminer. Les chiffres sont mauvais et la DNCG ainsi que l’UEFA s’en inquiètent.

Genesio toujours favori, mais...

L’OM risque d’ailleurs de lourdes sanctions de la part de l’instance européenne puisque le club phocéen n’a pas respecté l’accord qui avait été signé en 2022 et qui prévoyait un retour à l’équilibre à horizon 3 ans. Une exclusion des coupes d’Europe n’est pas impossible. Autant d’éléments susceptibles de remettre en cause l’arrivée de Bruno Genesio, pourtant grand favori pour la succession d’Habib Beye, selon le journaliste Benjamin Courmes du site Football Club de Marseille.
« A priori ce devrait donc être Genesio, à moins que les deux parties ne parviennent pas à s'entendre sur ses conditions contractuelles, la situation financière de l'OM étant comme tout le monde le sait extrêmement tendue... fait à 90% on va dire » a publié sur X notre confrère. Selon lui, l’ex-entraîneur du LOSC est toujours le grandissime favori pour entraîner l’Olympique de Marseille la saison prochaine. Mais l’issue de ce dossier, qui paraissait certaine il y a encore quelques jours, ne l’est peut-être plus autant finalement.
En cause, trop d’incertitudes sur la viabilité du projet olympien, avec des finances dans le rouge vif et de possibles sanctions de la part de l’UEFA dans les jours à venir. La DNCG aussi pourrait se montrer intraitable. Car même si Frank McCourt s’engage systématiquement à combler les pertes, le gendarme financier du football français est susceptible de prononcer un encadrement de la masse salariale pour le prochain mercato. Une contrainte avec laquelle le nouveau directeur sportif Grégory Lorenzi aimerait ne pas avoir à composer.

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Car ce n'est pas non plus que du football. Le Qatar mène en effet, depuis des années, une stratégie d'influence religieuse dans les banlieues françaises, à peine jugulée. Un rapport des services de renseignement français rendu public par Macron en mai 2025 le dit explicitement : le Qatar est le principal bailleur de fonds des Frères musulmans en France. Mosquées, instituts, associations, financement de prédicateurs... une présence communautaire patiente et capillaire, qui s'articule avec le soft power footballistique, médiatique et économique pour former une stratégie d'influence totale sur la société française. Pas un hobby, donc. Une véritable politique d'État. Car ce n'est pas fini : le Qatar pèse massivement dans le CAC 40 : actionnaire de TotalEnergies, Vinci, Veolia, LVMH, Vivendi, Air Liquide. Et Lagardère, groupe médias et édition dont Al-Khelaïfi est lui-même mis en examen pour avoir manipulé un vote d'actionnaires en 2018 alors que le QIA en était actionnaire majoritaire. Et pour boucler la boucle : ALL, Accor Live Limitless, le sponsor maillot du PSG, c'est Accor, dont le Qatar est actionnaire et dont les palaces parisiens et azuréens les plus emblématiques sont détenus ou gérés en partenariat avec des entités qatariennes. Le club se sponsorise donc aussi via le groupe hôtelier dans lequel son actionnaire a des intérêts. Cet ancrage dans le CAC 40 est suffisant pour faire vaciller l'économie française si Doha décidait de vendre de manière coordonnée. Ce n'est pas une menace théorique : quand Al-Khelaïfi a été mis en examen en février 2025, Doha a immédiatement menacé de retirer ses investissements de France. Le message était limpide. Et d'ailleurs, que risque-t-il vraiment ? Al-Khelaïfi est ministre d'Etat (sans portefeuille) du gouvernement qatarien. Un statut qu'il a utilisé concrètement : en juillet 2023, interpellé sur le tarmac du Bourget par des enquêteurs français, il s'est enfermé une heure dans son jet privé pendant que le Qatar faisait pression directement sur Darmanin et Colonna en invoquant son immunité diplomatique. Selon Blast, lors de la visite d'État de l'Émir en février 2024, l'Élysée aurait même promis à Doha qu'il ne serait pas dérangé par les juges le temps des agapes. Il a été mis en examen deux fois par la justice française. Deux fois sans contrôle judiciaire. Deux fois depuis Doha. Jamais une nuit en garde à vue. La justice française instruit. La France d'État, elle, protège.

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Maintenant, parlons de l'homme qui incarne tout cela. Nasser Al-Khelaïfi est simultanément : - Président du PSG - Président et CEO de beIN Media, qui diffuse la Ligue 1 et la Ligue 2 - Membre du conseil d'administration de la LFP, qui attribue ces mêmes droits - Président de l'Association Européenne des Clubs, 800 clubs représentés sur le continent - Membre du Comité Exécutif de l'UEFA, censée le réguler - Membre du Conseil de la FIFA depuis octobre 2025 Un seul homme. Juge, partie, diffuseur, régulateur national, représentant continental, décideur mondial. Dans n'importe quel autre secteur économique cette concentration s'appellerait un cartel et serait démantelée. Dans le football, on lui confie chaque année des postes supplémentaires. Quand Oughourlian lui a dit en réunion "tu intimides tout le monde, tu es un tyran", tout le monde a entendu. Le rapport sénatorial Savin adopté à l'unanimité en 2024 a recommandé explicitement de lui interdire de cumuler ces fonctions. Dix-huit mois plus tard : zéro réforme, zéro mesure, zéro conséquence. À l'UEFA, quand les enquêtes pour violations du Fair Play Financier ont abouti à des conclusions trop gênantes, des accords secrets ont été négociés en coulisses. L'enquêteur en chef Brian Quinn a refusé de signer l'un d'eux, jugé trop indulgent envers le PSG, et a démissionné plutôt que de le cautionner. Les noms de Platini et Infantino ont été cités dans ces arrangements. Résultat : une amende de 65 millions d'euros en 2022, dont 55 avec sursis, pour un club qui dépense des centaines de millions en salaires. Une tape sur la main. Al-Khelaïfi a fini au Comité Exécutif de cette même UEFA. Le gardien et le détenu ont échangé les clés. Et pendant que l'UEFA prétend réguler le PSG, elle encaisse l'argent de Qatar Airways, sponsor officiel de la Ligue des Champions jusqu'en 2030. La compagnie nationale qatarienne, 100% étatique, est simultanément sponsor du PSG et partenaire officiel du régulateur censé contrôler le PSG. L'UEFA n'a relevé aucune incompatibilité. Son membre du Comité Exécutif, en effet, n'est autre que... Nasser Al-Khelaïfi. Les liens troubles entre le Qatar et l'UEFA ne sont plus un soupçon. Ils sont inscrits sur les contrats. Et ce n'est que la partie visible.

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Et le génie du système, c'est que ce n'est même pas formellement illégal. Les contrats de sponsoring avec des entités qatariennes sont des... contrats. Le FPF est contourné légalement via ces mêmes contrats surévalués qui font rentrer de l'argent public étatique par la fenêtre quand la règle l'interdit par la porte. Les déficits annuels seront comblés quoi qu'il arrive, car il y a derrière un État gazier dont le fonds souverain pèse 450 milliards de dollars. Le PSG peut se passer des droits TV. Il peut perdre de l'argent indéfiniment. Il peut recruter Ramos à 80 millions et Zabarniy à 70 millions pour la rotation pendant que ces sommes représentent un projet sportif complet sur trois ans pour Lyon ou Marseille. Qui se rappelle des 180 millions déboursés pour un Mbappé de 18 ans, parti libre, ou des 220 millions d'Euros posés sur Neymar, + 40 millions pour son agent de père, sans même parler des salaires ? Si l'écrasante domination est légale dans ses forme, elle est évidemment illégitime dans ses fondements

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Le PSG vient de gagner sa deuxième Ligue des Champions consécutive et je suis bien incapable de m'en réjouir pour le football français. Pas par anti-parisianisme primaire. Lisez-donc, car c'est gratiné : Ce club n'est pas un simple club de foot qui réussit. C'est un instrument d'un État aux agissements répréhensibles et pernicieux. Ses sponsors, par exemple ? - Qatar Airways - compagnie nationale, 100% État qatarien - beIN Sports - fondé et présidé par Al-Khelaïfi, 100% Qatar - QNB, Qatar National Bank - détenue majoritairement par le fonds souverain QIA - Ooredoo - opérateur télécom, contrôlé par l'État qatarien - Visit Qatar - organisme d'État, 100% Qatar - ALL / Accor Live Limitless - Accor, dont le Qatar est actionnaire significatif via QIA Tous qatariens, donc, tous contrôlés par le même État actionnaire. Le PSG se finance ainsi lui-même via des contrats gonflés et circulaires, pendant que la DNCG regarde ailleurs et que l'UEFA négocie des accords secrets plutôt que de sanctionner. Le résultat de cette manip' est proprement vertigineux : le PSG perçoit en recettes de sponsoring 29 fois plus que le club médian de Ligue 1. 29 FOIS. Vous avez bien lu. Pas grâce au marché. Mais grâce à l'État qui possède et finance le club. C'est de la pure et simple cavalerie financière habillée en partenariat commercial.

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Oui c'est dur a entendre pour les supp de QSG , mais le Qatar n'a qu'une situation d'hégémonie sur le foot en tenant toutes les instances par les couilles, y compris l'état Français en étant présent dans de très nombreuses sociétés Françaises du CAC 40.

ÉquipePtsJVNDBPBC+/-
76342446742945
70342248663531
61341879523715
603418610534013
593418511634518
5934178959509
54341661260546
533415811584711
45341112114851-3
44331281347461
44341111124750-3
3934109154355-12
363499162948-19
3534714133244-12
3434810163444-10
3234711163760-23
233358202952-23
173438233276-44

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