L'OM est tombé de très haut ce mercredi avec sa lourde défaite à Bruges et son élimination dès la phase de poule.
L’Olympique de Marseille doit encore se pincer pour y croire ce jeudi matin. Il fallait un scénario catastrophe pour connaitre une élimination lors de cette dernière journée, et c’est exactement ce qu’il s’est passé. Non seulement l’OM a coulé 3-0 à Bruges, mais en plus les autres clubs ont fait le travail chacun leur tour pour passer devant des Phocéens à la ramasse. Si le but de Benfica par le biais de son gardien de but va forcément faire beaucoup parler, passer au travers d’un match aussi important en Belgique ouvrait la porte à ce genre de risque.
Les gros salaires n'ont pas assumé
Le niveau de jeu des joueurs marseillais a eu le don de faire hurler Walid Acherchour, pour qui Roberto De Zerbi est le premier responsable avec son projet de jeu difficile à suivre. Mais il y a aussi des éléments forts, des joueurs qui devaient être des leaders pour faire franchir un cap à l’OM, qui sont encore une fois passés au travers.
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La réalité, c’est que sur les deux derniers matchs de Ligue des Champions, tu en as pris six et tu n’en a pas mis un. Tu as un match à Bruges, ce n’est pas normal dans un rendez-vous clé où un nul, et même une défaite 2-0 te qualifie, d’en prendre trois. Tu n’arrives même pas à chercher un but qui peut enlever l’humiliation. C'est un signal cataclysmique sur le projet de jeu de De Zerbi et sur les petits leaders qui composent cette équipe : Rulli, Balerdi, Hojbjerg, Kondogbia, Greenwood… Les meilleurs salaires du club ont pris totalement l’eau. Comment c’est possible. Quand on pense à tous les supporters marseillais, je suis sidéré. C’est une honte », a livré le consultant de Winamax, déchainé contre les prétendus leaders d’une formation marseillais qui a énormément déçu sur cette campagne de Ligue des Champions.
La déception était aussi palpable chez Roberto De Zerbi, qui a lui-même évoqué le mot « honte » pour décrire la performance de son équipe, dont il s’estime le premier responsable. « Il y a toujours un peu de honte quand on perd comme ça, il ne faut pas se cacher. On ne peut pas accepter ce qu'on a montré. On avait bien analysé Bruges, on savait qu'ils étaient très forts mais prendre ces deux buts rapidement alors qu'on a de l’expérience… », a livré l’entraîneur italien, qui semble à court de solution après cette terrible déconvenue.