Le 7 août prochain, un arbitre de Ligue 1, sera jugé par le tribunal de Nîmes suite à la plainte déposée par sa compagne, laquelle l'accuse de violences domestiques, ce que ce dernier réfute. Selon Julien Pernici, journaliste pour Alta Frequenza, l'arbitre en question est facilement identifiable.
Ce samedi, le quotidien L'Equipe révèle qu'un arbitre de Ligue 1 passera devant le tribunal judiciaire de Nîmes pour des faits de violences supposées à l'encontre de sa compagne. A deux occasions, et toujours selon la plaignante, son compagnon se serait montré violent, notamment le 13 mars « en l'attrapant par le cou, en la tirant par les bras et par les cheveux ». Avocat de l'arbitre en question, Maître Éric Borghini, ancien président de la commission fédérale d'arbitrage, estime que les accusations sont infondées. « Mon client doit comparaître devant le tribunal correctionnel prochainement. Il bénéficie pleinement de la présomption d'innocence. Il réserve ses déclarations, ses arguments et ses preuves au tribunal », a fait savoir l'avocat à nos confrères.
L'arbitre dément les accusations
Du côté de la plaignante, Maître Olivier Morice est convaincu que la justice sera rendue dans cette affaire. « Les violences conjugales touchent tous les milieux, y compris celui de l'arbitrage. Il exerce un métier consistant à faire respecter les lois du football, au niveau professionnel, il doit normalement connaître les limites. Désormais, ma cliente attend une décision marquante de la justice afin qu'il ne puisse plus reproduire ce type d'acte », précise ce dernier.
Dans un premier temps, L'Equipe avait donné les initiales de l'arbitre en question, avant de finalement les faire disparaître de l'article en question. Un autre journaliste, Julien Pernici, n'a pas pris ses précautions en désignant via son compte X le nom de celui qui, selon lui, serait la cible de ces accusations. Du côté de la Fédération Française de Football, on reste forcément très prudent. « Le moment venu, si des éléments officiels sont portés à sa connaissance, la FFF adaptera la réponse qu'elle jugera la plus appropriée, dans le respect de son exigence constante d'exemplarité », indique la fédération.
Pour rappel, toute personne poursuivie et soupçonnée d'avoir commis une infraction est considérée comme innocente des faits qui lui sont reprochés tant qu'elle n'a pas été jugée par une juridiction compétente et déclarée coupable.