Racisme : Gastien épargné, Slimani n’a pas convaincu

Racisme : Gastien épargné, Slimani n’a pas convaincu

Lors du match remporté à Clermont (1-3) le mois dernier, Islam Slimani avait accusé Johan Gastien de racisme. La commission de discipline avait été saisie afin d’enquêter sur les versions contradictoires des deux joueurs. Mais finalement, rien ne permet de confirmer la déclaration de l’attaquant brestois.

Islam Slimani l’aura mauvaise. A l’occasion du match de Ligue 1 remporté à Clermont (1-3) le 23 octobre dernier, l’attaquant de Brest avait gravement accusé son adversaire Johan Gastien. L’Algérien s’était plaint auprès du quatrième arbitre pour dénoncer les propos du Clermontois. « Il m’a traité de sale arabe », avait lâché l’ancien joueur de l’Olympique Lyonnais, avant d’évoquer l’insulte « sale blédard » après la rencontre. Ce changement de version avait peut-être déjà affecté sa crédibilité.

En tout cas, la commission de discipline de la Ligue de Football Professionnel a quand même été saisie. Et après enquête et écoute des différentes auditions, le rapport remis à l’instance ne donne aucun résultat. Nos confrères de L’Equipe indiquent que rien ne permet d’appuyer l’une des deux versions données. C’est donc la parole d’Islam Slimani contre celle de Johan Gastien. Dans ces conditions, la commission de discipline, qui se réunira ce mercredi soir, devrait confirmer l’impossibilité de trancher. Le Clermontois ne sera pas sanctionné, lui qui s’était défendu via un communiqué officiel.

Yohan Gastien risquait gros

« Après plus de 400 matchs en professionnel, dans quatre clubs différents et contre de nombreuses équipes, je n’aurais jamais pu croire un jour être accusé de tels propos, avait réagi le fils du coach Pascal Gastien. Je me sens profondément atteint dans mon intégrité d’homme après de telles accusations. Cela ne correspond aucunement à mes valeurs et à mon éducation. Je n’ai jamais été une personne raciste et je condamne fermement toutes personnes qui pourraient être auteurs de tels propos. » Selon le règlement de la Fédération Française de Football, le milieu de terrain risquait 10 matchs de suspension.