L1 : Si Mediapro lâche la L1, un plan B à 1 milliard déjà prévu ?

L1 : Si Mediapro lâche la L1, un plan B à 1 milliard déjà prévu ?

Photo Icon Sport

Mediapro sera propriétaire des droits TV de la Ligue 1 dès la prochaine saison. Mais dans le climat actuel, tout semble possible, y compris que l'affaire tombe à l'eau.

 Lorsque la Ligue de Football Professionnel a validé l’attribution des droits TV à Mediapro, le football français s’est frotté les mains, puisque c’est plus d’un milliard d’euros qui devait tomber dans les caisses des clubs de Ligue 1 et de Ligue 2 à partir de la saison prochaine. Sauf que c’était sans compter sans l’épidémie de coronavirus qui a plongé la planète dans le chaos, et le football aussi. Tandis que les actuels détenteurs des droits refusent également de payer ce qu’ils doivent, la LFP doit évidemment stresser à l’idée que Mediapro ne puisse pas honorer sa première échéance lorsque le contrat débutera. Et cela d’autant plus que pour l’instant la chaîne censée diffuser la L1 et la L2 n’existe pas. Pour Jean-Michel Aulas, il n’y a pas de raison de douter plus de Mediapro que de Canal+ et BeInSports, mais il faut tout de même avoir un plan B.

« Tout le monde est touché puisque Canal et beIN n'ont pas réglé spontanément ce qu'ils doivent à la L1 et à la L2. On ne peut pas faire de procès d'intention à Mediapro sans le faire aussi à Canal et beIN. Le prochain contrat est bien sûr avec Mediapro, mais aussi avec beIN et Free. Et belN a d'ores et déjà négocié pour que ce soit Canal qui reprenne son lot. On va négocier avec tous ceux-là. Comme Mediapro, Canal+ doit en théorie commencer à payer début août pour la saison prochaine. Mais comme le Championnat ne démarrera probablement pas à cette date, explique, dans L'Equipe, Jean-Michel Aulas, qui partage l’avis du président de Guingamp, lequel n’est pourtant pas son ami, afin que le début de la prochaine saison soit le plus rapide possible afin que Mediapro paie les droits prévus au contrat. Si la chaîne espagnole, financée en grande partie par des fonds chinois, se défilait, alors l’alerte serait donnée. S'il y a une situation de blocage total, il faudra refaire un appel d'offres rapidement. Et s'il n'y a pas d'attributaire, il faut regarder ce que prévoit la loi. »