Entré en jeu à une demi-heure de la fin du match face au Slavia Prague, Mezian Mesloub a transformé le visage de son équipe et a grandement contribué à la victoire sur le fil du RC Lens. A seulement 16 ans, la question de sa future sélection se pose d'ailleurs déjà…
Mezian Mesloub a tout pour devenir le nouveau visage de l'attaque du RC Lens. A 16 ans, sa carrière a commencé sur les chapeaux de roue puisqu'il a inscrit son tout premier but en professionnel après seulement 11 secondes de jeu (1-0 face à Nantes) en fin de saison dernière. Depuis, il n'est entré en jeu qu'à deux reprises : une fois pour jouer quelques secondes lors de la défaite à Strasbourg le 29 août dernier, et l'autre fois ce jeudi soir, sur la pelouse du Slavia Prague, en Ligue des champions.
Si en Alsace, il n'a pas connu très grand succès, en Tchéquie, il a eu une bonne demi-heure pour montrer l'étendue de son talent. Passeur décisif sur l'égalisation de Florian Thauvin, il a réalisé une prestation de haute volée. Compte tenu de son âge et de son fort potentiel, c'est donc tout naturellement qu'il se retrouve au centre des convoitises au sujet de sa future sélection nationale.
Mezian Mesloub, trois nations face à lui
Fils de l'ancien footballeur franco-algérien Walid Mesloub et d'une mère portugaise, Mezian a un choix triple qui s'offre à lui et peut prétendre à l'une de ces trois nations. Pour l'instant, c'est le Portugal qui en profite puisqu'il a déjà disputé 3 rencontres sous les couleurs de l'équipe U16 de la Seleçao, et 5 avec les U17. Pour autant, comme l'indique Le Parisien, son choix définitif est encore loin d'être acté. Ni lui ni son entourage n'a encore pris une décision concernant sa future sélection nationale parmi les trois options qu'il a devant lui.
Au regard de ses premiers pas avec le RC Lens et de toutes les promesses que ses quelques minutes jouées induisent, il y a de fortes chances que le débat enfle dans les mois à venir. Et il ne fera certainement aucun doute que les trois nations veilleront au grain. Pour l'heure, sa formation d'ailier droit le freine logiquement puisqu'il évolue, de fait, au même poste que Florian Thauvin. Mais comme dernier est indéboulonnable, Dino Toppmöller va devoir trouver la solution idéale.