L'Italie a subi une humiliation de plus avec son élimination par la Bosnie. Pas de Coupe du monde, mais ni les dirigeants ni le sélectionneur, n'ont pour le moment pas donné leur démission. Bien au contraire.
Pour la troisième fois consécutive, l’Italie va manquer la
Coupe du monde. La dernière présence de la Nazionale à un Mondial remonte à 2014, avec une élimination au premier tour. Si les transalpins se qualifient pour la prochain édition en 2030, cela fera 16 ans sans Coupe du monde au total. Pour le deuxième pays le plus titré de l’histoire dans cette épreuve, derrière le Brésil. Une faillite qui n’a pas fini de faire honte à tout un pays. Même si le scénario a été compliqué, l’échec est cuisant pour Gennaro Gattuso et la Fédération Italienne.
Pourtant, après l’élimination aux tirs au but en Bosnie, Gennaro Gattuso n’a pas parlé de quitter son poste, lui qui avait juré qu’il partirait du pays s’il ne remplissait pas sa mission. « Ça fait mal. C'est un coup dur difficile à avaler. C'est injuste, mais c'est le foot. Je m'excuse parce que je n'ai pas pu le faire », a expliqué l’ancien milieu de terrain, très déçu de voir son équipe échouer une nouvelle fois dans ces terribles barrages.
Malgré cet échec, le président de la fédération n’a pas souhaité mettre un terme à son contrat. « Je félicite les garçons pour la manière dont ils ont grandi ces derniers mois. Je dois féliciter Gattuso : un grand entraîneur. Je lui ai demandé, ainsi qu'à Riccio, de rester à la tête de ces garçons. Démission ? Le Conseil Fédéral sera convoqué la semaine prochaine », a livré Gabriele Gravina, dont la démission est demandée après ce nouvel échec retentissant pour le football italien. Visiblement, ce n’est pas la tendance même s’il faudra voir les décisions prises à tête reposée, la semaine prochaine, au moment d’analyser cet échec.