Euro : Plus jamais ça ! Ceferin enfonce Platini

Euro : Plus jamais ça ! Ceferin enfonce Platini

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Critiqué pour son Euro organisé dans 11 pays différents, l’ancien président de l’UEFA Michel Platini n’est pas soutenu par Aleksander Ceferin. L’actuel patron de l’instance assure qu’il n’organisera plus jamais la compétition sous ce format.

Sans parler de la qualité du spectacle, cet Euro disputé en 2021 ne fait vraiment pas l’unanimité. Beaucoup critiquent le format de la compétition organisée dans 11 pays différents, obligeant certaines sélections à enchaîner les voyages entre leurs matchs, pendant que d’autres ont pu disputer la quasi intégralité de leurs rencontres à domicile. Les nombreux détracteurs dénoncent donc un manque d’équité ainsi qu’une situation ingérable pour les supporters déterminés à suivre leur équipe. C’est effectivement le principal argument utilisé par Aleksander Ceferin pour écarter l’hypothèse d’un nouvel Euro sous ce format inédit.

« Difficile et injuste »

« Si vous me demandez mon avis, je ne soutiendrai plus ce format, a annoncé le président de l’UEFA dans un entretien accordé à la BBC. Je pense que c'est trop difficile, et d'une certaine manière injuste que certaines équipes doivent parcourir plus de 10 000 kilomètres et les autres 1 000 par exemple. Ce n'est pas juste pour les fans, dont certains devaient être à Rome et quelques jours plus tard à Bakou. C'est une idée intéressante mais difficile à mettre en œuvre. Je ne pense pas que nous le referons. » Sans langue de bois, le dirigeant slovène ne défend pas Michel Platini, l’ancien patron de l’instance qui défendait encore son initiative le mois dernier.

« N’oublions pas que si j’avais fait cela, c’était pour fêter les 60 ans du football européen et permettre à certains pays de recevoir l’Euro alors qu’ils ne l’organiseront jamais. Le président de l’UEFA ne doit pas faire plaisir aux Français, aux Allemands ou aux Italiens systématiquement. Il doit s’occuper du développement du football dans toute l’Europe. Quand on a de nouvelles infrastructures à Copenhague, Glasgow ou Bucarest, cela permet à d’autres pays de se développer, et de développer le football. Je crois que c’était une chose formidable de donner la possibilité à des pays d’avoir une fois l’Euro », expliquait le Français, dont l’idée risque d’être jetée à la poubelle.