PSG : Le Paris SG nourrit la L1, Riolo présente l'addition

PSG : Le Paris SG nourrit la L1, Riolo présente l'addition

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Souvent critiqué pour son modèle économique, le Paris Saint-Germain est pourtant un pilier de la Ligue 1, dont les recettes reposent essentiellement sur le club de la capitale.

L’économie du football sera-t-elle différente dans les années à venir ? Difficile à dire. Mais une chose est sûre, c’est que la crise sanitaire a mis en lumière les failles des pensionnaires de Ligue 1 sur le plan financier. En effet, beaucoup de clubs s’appuient essentiellement sur les montants des droits TV. Ces mêmes recettes en grande partie récoltées par le Paris Saint-Germain, d’où l’inquiétante analyse de Daniel Riolo sur le championnat français.

« Je vais expliquer la situation de notre foot. En regardant le rapport de la DNCG, tu prends conscience de comment fonctionne notre foot et sur quoi il repose vraiment, le fameux modèle économique. Il permet de parler de l’avenir de nos clubs, a commenté le journaliste de RMC. Parce qu’on a un retard historique et culturel, les présidents des clubs sont obligés de baser l’économie de leur foot sur deux choses, à 61% : un, la télé, et deux, la vente des joueurs. On est les plus gros exportateurs du monde, on le sait. »

Mercato et droits TV

« Sans ces deux piliers, notre foot ne vaut rien, a constaté le spécialiste. Dans ce rien, il y a tout ce qu’on fait croire aux gens. Comme la culture club. Les recettes de match, c’est 8%, c’est minable ! Les sponsors et la pub, c’est 16%. Mais vous savez qui fait des recettes de match ? Le PSG et Lyon. 25% pour Paris, 20% pour l’OL. L’OM est en dessous de 10%… Lille 5% et le reste en dessous, donc rien ! S’ils ne vendent pas leurs joueurs et la TV, c’est rien… »

« Et la télé si elle est là, c’est en grande partie grâce au PSG ! Sponsoring, partenariats… c’est le PSG qui vampirise tout avec 50% ! Derrière, c’est Lyon avec 7%, l’OM à 6% ! Le reste, c’est rien. Tout ce qu’on nous raconte sur la survie de nos clubs… En fait, tout tient sur un diffuseur télé. Bref, tu abandonnes toute ambition en Europe, et tu arrêtes de raconter des histoires alors que tu ne veux que vendre des joueurs. La compétitivité elle est morte ! », a prédit Riolo, pessimiste pour l’avenir des clubs français.