Fair-play financier : Le PSG a quartier libre pendant un an

Fair-play financier : Le PSG a quartier libre pendant un an

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Le Paris Saint-Germain peut aborder l’avenir sereinement. Le club de la capitale ne sera pas inquiété par le fair-play financier pour sa dernière année dans ce format actuel. Nasser Al-Khelaïfi, en Turquie depuis quelques jours en vue du tirage au sort de la Ligue des champions (Ce jeudi, à 18h), jubile.

L’incroyable marché des transferts estival du PSG a forcément étonné certains de ses concurrents européens. Comment un club peut-il s’offrir Lionel Messi, Sergio Ramos, Achraf Hakimi ou encore Gianluigi Donnarumma alors que le monde du football traverse une crise retentissante depuis la pandémie ? Le Bayern n’avait pas hésité à afficher publiquement son étonnement, par le biais de son président. « Je me demande encore comment cela va passer avec le fair-play financier. Une chose doit être claire : s’il y a des règles, tout le monde doit leur obéir », avait prévenu Herbert Hainer sur Bild TV. Nasser Al-Khelaïfi avait été clair lors de la présentation de Lionel Messi le 14 août dernier : le PSG sera dans les clous du fair-play financier. L’Equipe confirme ce jeudi cette information. Même si Kylian Mbappé reste, aucune sanction ne tombera sur le PSG.

La pandémie…et la SuperLigue protègent le PSG

Le quotidien sportif national explique comment Paris va s’en sortir. D’abord, les exigences de l’UEFA ont été assouplies avec la pandémie. 30 ME de pertes sur l’ensemble des trois derniers exercices étaient jusqu’à maintenant autorisées. Mais désormais, les clubs peuvent diviser le montant de leur déficit (200 ME pour le PSG) par deux au moment de présenter leur bilan devant le gendarme financier de l’UEFA. Et ce n’est pas tout : les pertes liées à la Covid-19 ne sont pas comptabilisées. L’argent perdu à cause de l’absence de billetterie, des droits tv ou du merchandising est déduit de ce déficit. De plus, le PSG a une autre carte en main, et pas des moindres : l’atout SuperLigue. Paris a défendu l’UEFA dans ce dossier brûlant, en refusant les avances du Real Madrid, de la Juventus ou encore du FC Barcelone. Nasser Al-Khelaïfi s’est mis le patron, Aleksander Ceferin, dans la poche. Dans ce contexte, le PSG ne craint rien pour la dernière année du fair-play financier, dans sa forme actuelle, avant l’instauration d’un fameux « salary cap ». Nasser Al-Khelaïfi, président de l’ECA, marche la tête haute à Istanbul où il multiplie les réunions depuis lundi.