TV : Aulas mis KO avec son Spotify du football

TV : Aulas mis KO avec son Spotify du football

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Le président de l'Olympique Lyonnais se demande si l'heure de lancer un service du genre Spotify pour le football. Mais son idée se heurte à la réalité et Jean-Michel Aulas n'échappe pas aux critiques.

Les déboires de la Ligue de Football Professionnel avec Mediapro incitent les dirigeants des clubs de Ligue 1 à une réflexion profonde sur l’avenir des droits TV. Alors que tout le monde pensait que l’escalade des prix serait sans fin, le retour sur terre est brutal au moment où pour la première fois ces droits dépassaient 1 milliard d’euros par saison. Ayant horreur du vide, Jean-Michel Aulas a rapidement imaginé que le football à la télévision pourrait se « consommer » selon le modèle mis en place par Spotify ou Deezer pour la musique. Sur le papier, l’idée est bonne, mais elle se heurte à la réalité économique sur laquelle le président de l’Olympique Lyonnais a construit les fondations de son club. Pour Pierre Maes, ancien dirigeant de Canal+ Belgique et spécialiste des droits du foot, Jean-Michel Aulas a voulu prendre la main dans cette histoire, mais de manière totalement démagogique.

Evoquant ce Spotify version football sur le site Olympique-et-Lyonnais.com, Pierre Maes n’est pas tendre avec le patron de l’OL. « Je suis très surpris des sorties de Jean-Michel Aulas. On dirait un politicien qui vient avec un discours complètement démago. Forcément qu’un Spotify du football, tout le monde aime ça. Mais pour lui, cela impliquerait beaucoup moins de revenus liés à la télévision pour son club. C’est bien, mais je ne comprends pas. C’est utopique et je ne crois pas que ses collègues et que la Ligue soient ravis de ses déclarations (…) Pour arriver à ça, il faudra que les revenus des clubs soient divisés par 10, au moins, car cela inclurait une baisse considérable des droits TV. A moyen terme, évidement c’est possible, sans doute plutôt à long terme. Aujourd’hui, c’est juste une manière de se rendre sympathique auprès du public », explique Pierre Maes, qui ne croit pas une seconde que le dirigeant lyonnais ira au bout de son idée.