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Textor vend ses parts pour 200ME et sauve l'OL

OL23 juin , 8:00
A la veille de son passage devant la DNCG, John Textor arrive en France avec une formidable nouvelle pour l'Olympique Lyonnais. L'homme d'affaires américain a enfin bouclé un dossier qui traînait depuis des mois.
C'est une bonne nouvelle pour John Textor, mais également les supporters de l'OL, et probablement aussi pour ceux de Crystal Palace, L'Equipe confirme que le propriétaire d'Eagle Football Group a vendu pour 200 millions d'euros les 45% de ses parts dans le club de Premier League. Alors que ces derniers jours, la BBC avait indiqué que Textor finalisait la cession de sa participation dans le capital de Crystal Palace à Woody Johnson, propriétaire de l'équipe de NFL des New York Jets, le quotidien sportif français révèle que tout a été signé ce dimanche et que John Textor va donc empocher 200 millions d'euros juste avant son passage devant la DNCG. C'est par ailleurs aussi une bonne nouvelle pour Crystal Palace, empêché de participer à l'Europa League en raison de la présence du patron de l'OL dans son capital. L'UEFA devait valider la qualification des Eagles.

Textor touche 200ME juste avant un rendez-vous décisif

Depuis presque un an, John Textor évoquait son désir de vendre ses parts dans Crystal Palace, mais cela ne s'était jamais concrétisé. Mais, en négociant avec Woody Johnson, le propriétaire d'Eagle Football Group savait qu'il avait face à lui un sacré client. Héritier du groupe pharmaceutique Johnson & Johnson, ce dernier a une fortune personnelle qui dépasse les 4 milliards d'euros, et forcément les 200 millions d'euros dépensés pour s'offrir 45% de Crystal Palace ne l'empêcheront pas de dormir, et surtout lui faciliteront son passage devant la Premier League qui va devoir valider cette transaction. En Angleterre, personne n'a le moindre doute sur le sérieux de cette opération qui marque donc le départ de John Textor d'Angleterre.

Feu vert de la DNCG pour l'OL ?

Pour la DNCG, et même si John Textor n'aura pas les 200 millions d'euros sur son compte dès ce mardi, cette vente est forcément un signal très positif. L'homme d'affaires américain a visiblement décidé de tenir ses engagements, et l'Olympique Lyonnais peut clairement envisager une décision positive de la part des gendarmes financiers du football. Peu à peu, la situation s'éclaircit au-dessus du Groupama Stadium, même s'il faudra attendre mardi soir pour être certain que tout est désormais très clair dans l'organisation financière de l'OL. Mais, en vendant ses parts dans Crystal Palace et en lançant enfin la procédure de cotation à la bourse de New-York d'Eagle Football Group, John Textor a fait les efforts attendus par tout le monde et Lyon devrait pouvoir faire un mercato normal cet été.

Derniers commentaires

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J'ai pas lu tout tes pavés mais apparemment la deuxième t'a fait mal au cul vraiment a toi....

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Et Oui !!! 👊⚽

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Ce rayonnement sportif de façade ne doit pas nous faire oublier comme le Qatar a mené son entreprise pour faire ”triompher le PSG” et avec lui, prétendument ”le football français”. Un club qui n'a a répondre à aucune des règles économiques, politiques et juridiques de ses concurrents. A la manière d'un athlète dopé qui raflerait toutes les médailles aux JO dans l'impunité la plus totale. Est-ce donc là le football que l'on veut ? Vous permettrez d'en douter.

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Car ce n'est pas non plus que du football. Le Qatar mène en effet, depuis des années, une stratégie d'influence religieuse dans les banlieues françaises, à peine jugulée. Un rapport des services de renseignement français rendu public par Macron en mai 2025 le dit explicitement : le Qatar est le principal bailleur de fonds des Frères musulmans en France. Mosquées, instituts, associations, financement de prédicateurs... une présence communautaire patiente et capillaire, qui s'articule avec le soft power footballistique, médiatique et économique pour former une stratégie d'influence totale sur la société française. Pas un hobby, donc. Une véritable politique d'État. Car ce n'est pas fini : le Qatar pèse massivement dans le CAC 40 : actionnaire de TotalEnergies, Vinci, Veolia, LVMH, Vivendi, Air Liquide. Et Lagardère, groupe médias et édition dont Al-Khelaïfi est lui-même mis en examen pour avoir manipulé un vote d'actionnaires en 2018 alors que le QIA en était actionnaire majoritaire. Et pour boucler la boucle : ALL, Accor Live Limitless, le sponsor maillot du PSG, c'est Accor, dont le Qatar est actionnaire et dont les palaces parisiens et azuréens les plus emblématiques sont détenus ou gérés en partenariat avec des entités qatariennes. Le club se sponsorise donc aussi via le groupe hôtelier dans lequel son actionnaire a des intérêts. Cet ancrage dans le CAC 40 est suffisant pour faire vaciller l'économie française si Doha décidait de vendre de manière coordonnée. Ce n'est pas une menace théorique : quand Al-Khelaïfi a été mis en examen en février 2025, Doha a immédiatement menacé de retirer ses investissements de France. Le message était limpide. Et d'ailleurs, que risque-t-il vraiment ? Al-Khelaïfi est ministre d'Etat (sans portefeuille) du gouvernement qatarien. Un statut qu'il a utilisé concrètement : en juillet 2023, interpellé sur le tarmac du Bourget par des enquêteurs français, il s'est enfermé une heure dans son jet privé pendant que le Qatar faisait pression directement sur Darmanin et Colonna en invoquant son immunité diplomatique. Selon Blast, lors de la visite d'État de l'Émir en février 2024, l'Élysée aurait même promis à Doha qu'il ne serait pas dérangé par les juges le temps des agapes. Il a été mis en examen deux fois par la justice française. Deux fois sans contrôle judiciaire. Deux fois depuis Doha. Jamais une nuit en garde à vue. La justice française instruit. La France d'État, elle, protège.

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Maintenant, parlons de l'homme qui incarne tout cela. Nasser Al-Khelaïfi est simultanément : - Président du PSG - Président et CEO de beIN Media, qui diffuse la Ligue 1 et la Ligue 2 - Membre du conseil d'administration de la LFP, qui attribue ces mêmes droits - Président de l'Association Européenne des Clubs, 800 clubs représentés sur le continent - Membre du Comité Exécutif de l'UEFA, censée le réguler - Membre du Conseil de la FIFA depuis octobre 2025 Un seul homme. Juge, partie, diffuseur, régulateur national, représentant continental, décideur mondial. Dans n'importe quel autre secteur économique cette concentration s'appellerait un cartel et serait démantelée. Dans le football, on lui confie chaque année des postes supplémentaires. Quand Oughourlian lui a dit en réunion "tu intimides tout le monde, tu es un tyran", tout le monde a entendu. Le rapport sénatorial Savin adopté à l'unanimité en 2024 a recommandé explicitement de lui interdire de cumuler ces fonctions. Dix-huit mois plus tard : zéro réforme, zéro mesure, zéro conséquence. À l'UEFA, quand les enquêtes pour violations du Fair Play Financier ont abouti à des conclusions trop gênantes, des accords secrets ont été négociés en coulisses. L'enquêteur en chef Brian Quinn a refusé de signer l'un d'eux, jugé trop indulgent envers le PSG, et a démissionné plutôt que de le cautionner. Les noms de Platini et Infantino ont été cités dans ces arrangements. Résultat : une amende de 65 millions d'euros en 2022, dont 55 avec sursis, pour un club qui dépense des centaines de millions en salaires. Une tape sur la main. Al-Khelaïfi a fini au Comité Exécutif de cette même UEFA. Le gardien et le détenu ont échangé les clés. Et pendant que l'UEFA prétend réguler le PSG, elle encaisse l'argent de Qatar Airways, sponsor officiel de la Ligue des Champions jusqu'en 2030. La compagnie nationale qatarienne, 100% étatique, est simultanément sponsor du PSG et partenaire officiel du régulateur censé contrôler le PSG. L'UEFA n'a relevé aucune incompatibilité. Son membre du Comité Exécutif, en effet, n'est autre que... Nasser Al-Khelaïfi. Les liens troubles entre le Qatar et l'UEFA ne sont plus un soupçon. Ils sont inscrits sur les contrats. Et ce n'est que la partie visible.

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