OL-PSG : Un fiasco populaire qui inquiète le foot féminin

OL-PSG : Un fiasco populaire qui inquiète le foot féminin

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Ce dimanche soir, le match vedette diffusé sur Canal+ ne sera pas un match de rugby, mais le sommet de la D1 féminin entre l'Olympique Lyonnais et le PSG, deux des plus grosses équipes d'Europe. Mais l'affiche ne fait plus recette. 

Dans la foulée du Mondial 2019 organisé en France, lequel avait été un vrai succès populaire, certains s’étaient enflammés et voyaient déjà la D1 réunir autant de monde dans les stades que la Ligue 1. D’autant qu’avec l’Olympique Lyonnais et le Paris Saint-Germain, notre championnat compte deux clubs majeurs sur la scène mondiale. Et si certains matchs de Ligue des champions ont permis de battre des records, il est clair que cette saison le retour à la réalité est très brutal, alors même que de plus en plus de femmes jouent au football en France. Mais le public n’est visiblement plus au rendez-vous. Ainsi, si le PSG se félicite d’avoir vendu plus de 10.000 tickets pour son match européen contre le Real Madrid, on est loin des affluences de l’an passé. Et que dire du OL-PSG de dimanche soir au Groupama Stadium. Même si certains avanceront l’argument de la date et de l’heure, l’Olympique Lyonnais ne comptera que sur 15.000 spectateurs, grand maximum. Et la comparaison fait très mal.

OL-PSG ne fait plus recette, c'est triste

Comme le rappelle Le Progrès, en novembre 2019, pour cette même affiche au même stade de la saison, il y avait plus de 30.000 personnes venues soutenir l’Olympique Lyonnais dans son stade contre le Paris Saint-Germain. Et le quotidien régional de rappeler que cette semaine, 3.000 supporters seulement étaient venus pour le match entre l’OL et Zürich en Ligue des champions. De quoi évidemment décevoir Sonia Bompastor. « Aujourd’hui, vous êtes certainement dans le meilleur club de football féminin du monde, au palmarès unique. De voir que les supporters de ce club ne se mobilisent pas pour ce type de ma c’est décevant. On aimerait voir notre stade plus garni », a confié la technicienne lyonnaise, qui constate que si en France le football féminin attire de moins en moins de monde, il en va tout autrement en Europe où les affluences sont colossales et où les clubs sont de mieux en mieux organisés.