Bordeaux : Zappé par Lopez, Giresse est dégoûté

Bordeaux : Zappé par Lopez, Giresse est dégoûté

Légende des Girondins de Bordeaux, Alain Giresse constate la chute de son club de cœur. Le technicien aurait aimé aider les Marine et Blanc et regrette que la direction ne l’ait jamais sollicité.

Avec quatre points de retard sur le barragiste Saint-Etienne, à trois journées de la fin du championnat, Bordeaux n’a que très peu de chances de se maintenir en Ligue 1. Il faudrait presque un miracle pour permettre aux Girondins d’éviter la relégation. Même s’il garde un mince espoir, Alain Giresse a bien compris l’urgence de la situation. Lui qui s’était rendu au Matmut Atlantique le week-end dernier pour assister à la défaite contre Nice (1-0). Un déplacement inutile pour l’ancien Bordelais, qui regrette que le propriétaire Gérard Lopez ne le sollicite pas.

« Franchement, c’est terrible, a confié la légende des Girondins au quotidien Ouest-France. Je vois les matchs qui s’enchaînent où rien ne fonctionne. L’équipe n’arrive pas à enclencher un processus de révolte. J’étais avec Marius (Trésor) au stade dimanche, je viens dès que je peux mais à quoi bon ? J’ai l’impression de n’avoir aucune utilité, de subir en silence. Je suis un observateur-supporter, je ne peux pas apporter grand-chose de plus que de dire que cela me fait mal dès que j’en ai l’opportunité. J’espère que le club va se maintenir, c’est la base. Le reste prendra de toute façon des années. »

Giresse sceptique sur le rebond en L2

Quant à la possibilité de repartir sur de meilleures bases en Ligue 2, le sélectionneur du Kosovo reste sceptique. « Économiquement peut-être, je ne sais pas, je ne suis pas à l’intérieur du club. Mais franchement, repartir de zéro, c’est facile à dire. Vous n’avez aucune garantie pour la suite, ni l’idée du temps que cela prendra pour revenir dans l’élite. Certains me citeront l’exemple de Strasbourg mais pour un bon exemple comme celui-là, combien de clubs historiques du football français ne reviennent finalement jamais ? La descente serait vraiment regrettable pour ne pas dire plus », a prévenu Alain Giresse, pessimiste pour son club de cœur.