Affecté par la situation du FC Nantes, Vahid Halilhodzic se sentait capable d’éviter la descente en Ligue 2. Mais l’entraîneur des Canaris aurait préféré que le président Waldemar Kita le contacte avant que la situation soit quasi désespérée.
A moins d’un miracle, le
FC Nantes ne fera plus partie de l’élite la saison prochaine. L’actuel 17e de
Ligue 1 compte cinq points de retard sur le barragiste Auxerre, un écart énorme à trois journées de la fin, surtout pour une équipe qui n’a remporté aucun de ses huit derniers matchs. On voit mal comment les Canaris pourraient subitement enchaîner les victoires alors qu’ils s’apprêtent à défier l’Olympique de Marseille samedi, avant un déplacement à Lens. Lucide, Vahid Halilhodzic se montre fataliste dans son discours. Ce qui ne l’empêche pas d’afficher ses regrets.
Parmi eux, l’entraîneur du FC Nantes, persuadé que son effectif avait le niveau pour se maintenir, aurait préféré que le patron Waldemar Kita le contacte plus tôt. « On n’est pas loin. Quand on regarde les statistiques, on n’est pas aussi nuls qu’on le dit. Un mois de plus et c’était réglé, a commenté le Bosnien, marqué par la défaite face à Strasbourg (2-3) pour ses débuts. Mais je n’aime pas parler de ça. Ça aurait pu changer pas mal de choses. Ceci dit, je ne regrette pas du tout d’être venu. On a donné beaucoup d’énergie à ce groupe qui n’a pas été récompensé. »
Ce n’est pas la première fois que « Coach Vahid » adresse un reproche à la direction. Deux semaines plus tôt, le technicien ciblait l’organisation du club qu’il critiquait déjà lors de son premier passage. « Pour conduire un club sportif de ce niveau, il faut des gens bien placés au niveau des compétences, chacun à sa place, pour entraîner, pour diriger. Je ne veux pas entrer dans les détails. Je sais parfaitement bien ce qu'il faut faire, parfaitement bien. Pour diriger un club sportivement, financièrement, il faut avoir des compétences, il faut être là », conseillait Vahid Halilhodzic dans un message envoyé au président et propriétaire, ainsi qu’à son fils Franck Kita, directeur général délégué.