Le match France-Paraguay est terminé depuis plus de 48 heures, mais la température n'est pas retombée sur les réseaux sociaux. Pour preuve, deux journalistes français très connus se sont clashés de manière plus virulente.
Habitué des déclarations cash, Grégory Schneider, journaliste de Libération, a réagi au scénario du match France-Paraguay. Et comme souvent, notre confrère a pris le contrepied de l'avis général. « Envie de hurler quand j'entend toutes les crasses que l'on sort sur les Paraguayens. Plus personne n'a compris que ce jeu était mondialisé, en fait. Si ça dégoûte les gens, qu'ils retournent à la Ligue des Nations, là on ne se salit pas les mains, hein. Rien à battre, des sept (!) Real-Barça de l'année. On m'a élevé au foot comme ça - avec du coeur, au bout du bout. Donne leur Mbappé et Dembélé, ils jouent autrement, hein. Le gardien n'a pas été payé depuis huit mois, putain », a lancé Grégory Schneider, qui se doutait bien que parmi ses 33.500 followers cela allait réagir.
Le ton monte vite à cause du Paraguay
Et c'est Patrick Chêne, qui pendant plusieurs décennies a été la voix du sport et surtout du Tour de France, sur France Télévisions, qui a lancé les hostilités en répondant au journaliste de Libération : « Gregory je sais que tu aimes le buzz, mais là il va falloir atterrir ». Visiblement énervé, Grégory Schneider a répondu sans détour, avant de retirer son message, mais dans le même temps Patrick Chêne avait déjà riposté : « Je persiste et je signe. Ta défense des Paraguyens me semble maladroite (tutoiement confraternel). Tu peux mettre en avant toutes les circonstances sociales atténuantes, mais l'attitude de Galarza ou Caceres est inadmissible sur un terrain de foot. Point. »
Pas de quoi calmer celui qui œuvre parfois dans L'Equipe du soir : « Dites le moi en privé, alors. Moi, je sens quelque chose entre le mépris de classe et la xénophobie - et ça se passe sous mon nez, car j'y suis, moi. Encore heureux que j'en parle, hein. Par ailleurs, ça reste du foot - d'avant peut-être, dévoyé si vous voulez, mais du foot ». Pour Patrick Chêne, son confrère de Libération a clairement perdu les pédales : « On connaissait le "tu critiques Mélenchon, tu es fasciste". On décline avec "tu critiques le jeu brutal et les tricheries de l’équipe du Paraguay, tu es démago". Sourions. »