Dans une finale très tendue, faute d'être spectaculaire, le Paris Saint-Germain a battu Arsenal après une séance de tirs au but (1-1, 4 à 3). Le PSG entre encore plus dans l'histoire du football français et européen. Dès le coup d'envoi, Arsenal prenait les commandes du match, et c'est le scénario du pire que se proposait au PSG. En effet, sur une relance de Marquinhos, contrée presque involontairement par Trossard, Havertz héritait du ballon et partait seul vers le but, excentré sur l'aile gauche. D'une frappe surpuissante sous la barre, l'attaquant des Gunners ne laissait aucune chance à Safonov et ouvrait le score (0-1,6e). Pour Paris, c'était un vrai coup dur, car on le sait, cette saison Arsenal a une défense de fer et allait le confirmer durant toute la première période. Laissant le ballon aux joueurs de Luis Enrique, les Gunners tenaient en respect les attaquants du PSG. Même si Paris aurait pu bénéficier d'un penalty, suite à une main de Saka dans la surface, Doué, Dembélé et Kvaratskhelia étaient neutralisés par une défense londonienne rugueuse mais d'une terrible efficacité. Et juste avant la pause, Paris a été à deux doigts d'encaisser un deuxième but, Marquinhos privant Havertz d'un doublé (45e+3). Il reste 45 minutes au Paris SG d'abord pour égaliser et ensuite tenter de conserver la Ligue des champions.
Arsenal agace le PSG
Après la pause, Luis Enrique faisait confiance au même onze, et l’arbitre décidait de s’attaquer rapidement à l’attitude des Gunners, en mettant un avertissement à Mosquera, qui tentait de gagner une énième du temps sur une simple touche. Le Paris Saint-Germain devait obligatoirement prendre le jeu, mais Arsenal n’avait pas oublié ses qualités défensives aux vestiaires. Cependant, le PSG poussait vraiment de plus en plus fort, et Mosquera craquait en faisant une faute dans la surface sur un débordement de Kvaratskhelia (65e). L’arbitre, confirmé par la VAR, accordait un penalty que Dembélé transformait (1-1).
C’est une nouvelle finale qui débutait et Paris n’était pas loin de passer devant au score, Kvaratskhelia trouvant le poteau de Raya sur un contre rapidement mené par l’international géorgien (77e). Mais, Arsenal se faisait plus pressant, le PSG ayant un coup de moins bien à l’entame des dernières minutes. Cependant, Barcola (85e), qui venait d’entrer en jeu, puis Vitinha (89e) avaient des occasions de tuer le match sans y parvenir. Et Paris connaissait un énorme coup dur, puisque Dembélé, touché une nouvelle fois au mollet, devait céder sa place à Ramos (90e+6).
Barcola a la balle de match
La prolongation était relativement équilibrée, les deux formations ayant visiblement du mal physiquement. Arsenal réclamait un penalty pour une faute inexistante de Nuno Mendes sur Madueke (102e). Ayant compris que ses joueurs étaient à bout, Luis Enrique lançait Beraldo et Zabarnyi, Marquinhos et Vitinha n’étant plus en état de finir le match (105e). Le PSG était proche de reprendre les commandes, mais Raya réussissait une belle sortie sur un centre de Barcola (107e). Arsenal laissait le ballon à Paris, mais les champions d'Europe ne prenaient aucun risque et on en arrivait à la terrible épreuve des tirs au but.
Après trois victoires cette saison en tirs au but ( Super coupe d'Europe, Coupe intercontinentale, Trophée des champions), le Paris Saint-Germain pouvait avoir confiance, et c'est exactement ce qu'il s'est passé. En effet, si Nuno Mendes manquait son tir au but, Eze et Gabriel échouaient. Le PSG réussit un back to back, le premier pour un club français.