ASSE : 50ME de déficit, la grande braderie lancée ?

ASSE : 50ME de déficit, la grande braderie lancée ?

En confiant les commandes sportives à Claude Puel, les dirigeants stéphanois veulent miser sur le long terme. Mais l'état des finances de l'ASSE contraint le coach à des choix qu'il regrette.

En rejoignant l’AS Saint-Etienne après son limogeage par Leicester, Claude Puel savait qu’il n’aurait pas dans le Forez le budget qu’il avait en Premier League pour composer son effectif. Mais l’entraîneur a accepté cette mission, sachant qu’il y a des pépites chez les Verts, mais qu’il faut réussir à le faire grandir et surtout à conserver. Car les cas William Saliba et Wesley Fofana l’ont prouvé, les clubs européens sont à l’affût et l’ASSE voit régulièrement le danger poindre s’il lui est impossible de conserver ses meilleurs jeunes footballeurs. Après l’élimination en Coupe de France à Sochaux, Claude Puel est revenu sur la prestation de ses joueurs, et il n’a pas voulu accabler ceux qui ont besoin de plus de temps de jeu pour s’affirmer. Car en cette saison très spéciale, la réserve de l’AS Saint-Etienne ne joue pas, et sans Coupe de France la fin de saison risque d’être longue pour ces footballeurs qui aimeraient pouvoir jouer plus souvent. Alors, l’entraîneur des Verts a fait passer un message à double sens en rappelant que « ces jeunes franchissent des paliers et montrent les bonnes choses qu’on est en train de réaliser », autrement dit, il serait bon de ne pas tout casser en fin de saison et de repartir de zéro.

Pour Olivier Guichard, le problème de l’AS Saint-Etienne est clairement exprimé par Claude Puel. « C’est un message qui s’adresse autant à ses troupes qu’à ses dirigeants. Dans quelle mesure pourront-ils assurer la survie et l’avenir du projet mis en place si, en fin de saison, le trou financier, estimé à 50 millions d’euros, les oblige à vendre leurs meilleurs joyaux ? En attendant que les actionnaires trouvent la solution miracle, si elle existe, il y a un maintien à décrocher, qui passe par Rennes dimanche », prévient le journaliste du Progrès, qui se demande où va l’ASSE avec cette stratégie difficile à maîtriser lorsque les finances sont dans un tel état.