OL : Aulas imite Juninho, Di Meco croit rêver

OL : Aulas imite Juninho, Di Meco croit rêver

Distancé en Ligue 1, l’Olympique Lyonnais se met des bâtons dans les roues au niveau extra-sportif. Après l’épisode Juninho, c’est le président Jean-Michel Aulas qui vient perturber son équipe. Un enchaînement que le consultant Eric Di Meco ne comprend pas.

Même en tant que spécialiste du sprint final, l’Olympique Lyonnais aurait du mal à revoir le podium de Ligue 1 cette saison. L’actuel 11e au classement, qui compte un match en retard à jouer contre l’Olympique de Marseille, totalise 11 points de retard sur son objectif. L’écart est important. Et pour ne rien arranger, le club rhodanien se complique la tâche au niveau extra-sportif. Tout d'abord, l’ancien directeur sportif Juninho a pris tout le monde à contre-pied avec l’annonce de son départ. Puis le président Jean-Michel Aulas est venu mettre la pression à son entraîneur Peter Bosz en rappelant son intérêt pour Laurent Blanc. Une communication aberrante pour Eric Di Meco.

« Si Lyon veut rater sa saison et se mettre la pression, il ne pouvait pas s'y prendre autrement, a critiqué le consultant de RMC. Juninho fait cette sortie avant Noël pour partir. On ne reconnaît pas Jean-Michel Aulas, même les supporters le disent, ils sont étonnés de ce que dit leur président, sans jeter ce qu'il a fait pendant des décennies. A un moment donné, on est moins bon. Peut-être qu'on va le dégager dans pas longtemps. Tu sors d'une période hivernale où tu es plus apaisé, tu as un match contre Paris où tu peux en tirer des satisfactions et t'en inspirer pour aller de l'avant. Mais tu vas te tirer une balle dans le pied. »

« Le vestiaire entend tout ce qu'il se dit... Il faut faire attention. Juninho vient de partir, les joueurs aiment bien Bosz et on leur dit qu'on va leur mettre un autre entraîneur dans les pattes. Jean-Michel Aulas rétropédale sur Twitter et monte au créneau contre Vincent Duluc en lui expliquant qu'il a interprété ses propos, il n'assume même pas ses propos. S'il y a un président qui connaît le foot et l'impact c'est bien lui. Ou alors, il le connaît moins qu'avant », a imaginé Eric Di Meco, prêt à conseiller au président de passer le relais.