Kita : «Je veux réussir à Nantes ! »

Kita : «Je veux réussir à Nantes ! »

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Le président du FC Nantes avoue qu'il se sent fautif après la descente du club en L2 mais il veut permettre au club de retrouver la L1.

Dans une longue interview accordée au quotidien Ouest-France, Waldemar Kita, le très contesté président du FC Nantes, dresse un bilan de cette saison catastrophique en Ligue 1. Le patron des Canaris avoue des erreurs, mais blâme également certains supporters. 

« Nous n'avons pas su bâtir un groupe pour réinstaller durablement l'équipe en Ligue 1. Je croyais avoir investi dans un bon recrutement. L'investissement a été important. Je me suis trompé. Mais au-delà de l'échec sportif que tout le monde a constaté et analysé, ma grande erreur a été de croire que je pourrais surmonter assez facilement les difficultés. J'ai cru pouvoir installer durablement le club en Ligue 1. On a peut-être été trop vite. Je ne me suis pas réellement attaqué aux fondations. J'ai négligé le poids de l'histoire et de l'identité de ce club, reconnaît le président du Nantes, qui confirme toutefois ne pas vouloir abandonner le club en Ligue 2. Je veux réussir. Je veux que le FC Nantes réussisse. Pour cela, il nous faut rebâtir. Reconstruire un groupe. Nous appuyer sur la formation. Oui, le FC Nantes a failli depuis des années dans sa politique de formation. Oui, cette saison, nous n'avons pas fait mieux que nos prédécesseurs. Oui, les formateurs en place n'ont pas tous eu ma confiance et j'estime être dans mon rôle quand je ne renouvelle pas leurs contrats et quand je prétends repartir sur de nouvelles bases. Ce que les supporters doivent comprendre, c'est que nous ne retirerons les bénéfices de nos efforts que dans trois ou quatre ans peut-être. »

Alors que Ouest-France l’interroge sur un éventuel message à faire passer aux supporters du FC Nantes, alors Waldemar Kita se fait plus grave. « Lesquels ? Ceux qui ont manifesté en balançant des oeufs sur mon portrait ? Ceux qui se sont accrochés aux grillages des tribunes de la Beaujoire, samedi ? Ceux qui ne cessent de réclamer mon départ sur tous les tons, qui m'insultent, insultent mes collaborateurs ? Ceux que la police a été obligée de disperser par des tirs de grenades lacrymogènes après le match ? Ceux qui manipulent ces énergumènes en revendiquant des droits moraux sur le club, en se prétendant des gardiens du temple ? Que ce soit clair : Je n'ai rien à dire à ces gens-là. A tous les autres, à tous ceux qui ont des raisons d'être déçus, d'être tristes, de se sentir trahis, je dis: Donnez-nous du temps! Faites-moi confiance! J'ai fait des erreurs, mais, comme vous, je veux que le FC Nantes retrouve sa grandeur. Je veux réussir », affirme le président nantais.