OM : L'Italie et l'UEFA choqués, Gérald Darmanin a fait fort

OM : L'Italie et l'UEFA choqués, Gérald Darmanin a fait fort

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Deux semaines après l’interdiction de déplacement des supporters de l’OM à Rome, les tifosis de la Lazio ne pourront pas non plus se rendre au Vélodrome.

Jeudi soir, c’est un choc décisif pour la suite des événements en Europa League qui va se tenir à Marseille entre la Lazio et l’OM. Après le match nul d’il y a deux semaines au Stadio Olimpico, les hommes de Jorge Sampaoli, qui comptent trois points en trois matchs, doivent impérativement décrocher leur première victoire européenne de la saison. Pour cela, ils évolueront dans un stade acquis à leur cause à 100 % car les supporters de la Lazio Rome ont été interdits de déplacement. Dans un communiqué ministériel signé par Gérald Darmanin, ministre de l’intérieur, le comportement « violent de certain italiens » ainsi que « l’interprétation répétée de chants fascistes et la réalisation de saluts nazis » est dénoncé.

Un arrêté ministériel officiel qui a provoqué la furie des dirigeants de la Lazio Rome, qui ont tenu à défendre leurs supporters à travers un communiqué sur le site du club, mais aurait également choqué l'UEFA selon les médias transalpins. « La Lazio ne peut pas accepter une offense gratuite à tous les fans biancocelesti. Nous avons toujours lutté avec des actions concrètes contre les comportements violents et toute forme de discrimination, à l’intérieur et à l’extérieur des stades » explique la Lazio, avant de rappeler que la violence dans les stades se généralisait à travers le monde et pas seulement en Italie. « C’est un phénomène répandu et inquiétant, à commencer par ce qui s’est passé récemment au Vélodrome de Marseille » a lancé la Lazio, rappelant que l’OM n’est pas le mieux placé pour donner des leçons de morale, notamment après les projectiles lancés sur les joueurs du Paris SG lors du Classique il y a une semaine. Quoi qu’il en soit, le choc entre la Lazio et Marseille se jouera sans les supporters italiens. Ce qui est logique dans la mesure où les coéquipiers de Dimitri Payet n’ont pas pu compter sur le soutien de leurs supporters à l’aller à Rome, même si les autorités italiennes avaient mis les formes.