Larqué rigole de « l'armée mexicaine » à l'OM

Larqué rigole de « l'armée mexicaine » à l'OM

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La fameuse méthode Bielsa connaît quelques ratés depuis le début de l’année 2015, même si l’Olympique de Marseille est toujours un sérieux prétendant au titre de champion de France cette saison. Pour Jean-Michel Larqué, El Loco est probablement trop isolé de ses joueurs, lesquels ne savent pas réellement comment communiquer avec leur entraîneur. Une situation qui, selon l’ancien capitaine de l’ASSE, pourrait finalement se payer sportivement.

« Le sentiment que j’ai, c’est qu’entre Bielsa et les joueurs, c’est l’armée mexicaine. Il y a un nombre de personnes incroyable. Entre Jan van Winckel, les préparateurs qui semblent être dans leurs tanières… C’est le téléphone arabe. On a l’impression qu’à l’OM, il faut tout expliquer par les statistiques et la vidéo. Et que l’inspiration, le talent, l’affectif et l’humain disparaissent complètement dans tout ça. Quelque chose n’a pas marché ? On va vous montrer des statistiques, on va vous montrer de la vidéo, des images motrices et ce sera comme ça… et pas autrement. C’est un peu robotisé. Les joueurs n’étaient peut-être pas prêts, mentalement, à recevoir cette méthode. Les joueurs de Chelsea lorsqu’ils ont quelque chose à dire à Mourinho, ils ne passent pas par Christophe Lollichon. Ils vont directement voir Mourinho ou Ancelotti quand il s’agit de Carlo Ancelotti. Il y a chez Bielsa cette distance qu’il met avec les joueurs. Il le fait peut-être pour éviter certains dérapages, pour qu’on ne l’accuse pas de favoritisme. Ça a peut-être de gros avantages, mais ça a aussi de gros inconvénients (…) Oui, il faut manier la carotte et le bâton. Mais quelqu’un qui est exigeant avec lui-même, quelqu’un qui est aussi exigeant que l’est Bielsa, doit savoir, de temps en temps, lâcher les rennes, desserrer l’étreinte », a expliqué, au micro de RMC, Jean-Michel Larqué, convaincu que le technicien argentin de l’Olympique de Marseille doit aussi être un peu à l’écoute de ce qui se dit au sein de son groupe, quitte à changer un peu sa célèbre méthode.