Alors qu’il pensait présenter à la DNCG un solide projet de reprise, Gérard Lopez voit son plan échouer. Le rachat par Sparta Capital se complique et le propriétaire des Girondins se retrouve contraint de remettre la main à la poche, sous peine de perdre le club.
Rien ne se passe comme prévu pour Gérard Lopez. Après l’échec pour la montée en
Ligue 3, le propriétaire de
Bordeaux s’avance vers la DNCG avec un plan modifié. On parle depuis quelques semaines de discussions avancées avec Sparta Capital, censé lui racheter des parts majoritaires des Girondins. Mais la reprise se complique et l’homme d’affaires devra sûrement assumer seul devant le gendarme financier mardi.
Une question se pose alors : l’Hispano-Luxembourgeois va-t-il accepter de remettre la main à la poche afin de combler le trou ? Pour le spécialiste économique David Gluzman, le patron des Girondins n’a pas vraiment le choix s’il veut garder le club. « Gérard Lopez est en position de faiblesse, a commenté l’expert auprès de Webgirondins. C’est-à-dire qu’il a dépensé beaucoup d’argent, notamment pour les frais juridiques afin de restructurer le club, pour aller au bout du redressement judiciaire ou encore pour écraser la dette. Avec toujours dans l’idée qu’un club au blason redoré sportivement avec en plus cet actif immobilier et une métropole en position de faiblesse serait obligé de vendre. »
S'il ne remet pas, il perdrait tout
- David Gluzmann« Donc, soit il ne peut pas. Mais s’il ne remet pas, il perdrait tout. Dès lors, il existe aussi un scénario intermédiaire où il préfinance et il continue à discuter avec Sparta et Bordeaux Métropole. La vente se ferait alors plus tard dans la saison. Ou alors peut-être même avec un troisième investisseur. Sixth Street a visité les installations du Stade. Ce serait sous forme d’avance. Il va réinvestir, honorer ses obligations d’actionnaires et continuer à discuter avec différents acquéreurs », a envisagé l’observateur des Marine et Blanc, forcément inquiet pour la survie du FCGB.