Samedi, le Moyen-Orient s'est embrasé avec le bombardement de l'Iran par les forces américaines et israéliennes. Dans ce contexte, difficile d'imaginer la sélection iranienne venir aux Etats-Unis pour le prochain Mondial.
La guerre a repris au Moyen-Orient. Comme en juin dernier, les Etats-Unis et Israël ont frappé l'Iran sur le plan militaire. Ce dernier a répliqué, ciblant des bases américaines situées dans les pays voisins et le territoire israélien. Le contexte est extrêmement tendu et pourrait vite conduire à une escalade. C'est d'autant plus le cas que l'Iran a annoncé la mort de son guide suprême Ali Khamenei. Cet épisode a un impact direct sur le football iranien. Le championnat a été suspendu, certains joueurs étrangers se pressent de quitter le pays et l'avenir de la sélection nationale s'écrit en pointillés.
L'Iran ne veut plus venir aux Etats-Unis
En effet, le pays est qualifié pour la prochaine
Coupe du monde qui est organisée aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique. La Team melli comme on la surnomme joue d'ailleurs ses trois matchs de poule contre la Belgique, la Nouvelle-Zélande et l'Egypte sur le territoire du pays qui l'a attaqué. De quoi pousser les autorités iraniennes à envisager un forfait selon le quotidien espagnol
Marca. Une théorie confirmée à demi-mot par le président de la fédération Mehdi Taj.
« Vu ce qui s'est passé aujourd'hui et cette attaque des États-Unis, il est peu probable que nous puissions envisager sereinement la Coupe du monde, mais ce sont les responsables sportifs qui doivent en décider », a t-il lâché sur la télévision d'Etat samedi soir. Du côté de la FIFA, on dit « surveiller de près l’évolution de la situation » dans la région et on ajoute que « la sécurité de tous sera assurée ». L'instance réfléchit sûrement à un possible remplacement de l'Iran, attendant notamment le dénouement des barrages intercontinentaux prévus fin mars au Mexique.