L1 : La guerre des classements, l'OL et Aulas en première ligne

L1 : La guerre des classements, l'OL et Aulas en première ligne

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Les autorités sont obligées de se pencher sur un classement à présenter en cas de saison blanche. Et cela risque de donner lieu à quelques discussions musclées. 

Les acteurs du football français font tout pour faire reprendre la saison 2019-2020. L’idée de terminer la saison « coûte que coûte » est toujours prioritaire, mais il faut aussi prendre en compte que le déconfinement pourrait être délicat, et que le football ne sera pas forcément prioritaire sur tout, malgré les gros enjeux financiers. Pour la première fois cette semaine, l’UEFA a ouvert la porte à des saisons annulées, se pliant ainsi aux éventuelles décisions des gouvernements dans chaque pays. Dans ce cas, l’instance européenne a bien fait savoir que ni l’indice UEFA, ni le classement de la saison dernière, ne devaient être pris en compte. Il s’agirait de décider des clubs européens selon les critères sportifs, c’est à dire la saison en cours, et ce de manière la plus juste possible. En France, à part Lyon et Toulouse, plus personne ne défend l’idée d’une saison blanche où tout serait annulé, dévoile L'Equipe. Pour déterminer le classement, deux  possibilités existent principalement.

Celle d’entériner le classement à l’issue de la dernière journée complète disputée, à savoir la 27e puisque le match Strasbourg-PSG de la 28e journée avait été reporté. Dans cette optique, le podium (PSG, OM, Rennes) et les dernières places (Nîmes, Amiens, Toulouse) resteraient identiques, mais les places en Europa League reviendraient à Lille, Lyon et Montpellier. Mais la LFP pourrait décider de s’inspirer de la FFF et de calculer un classement avec tous les matchs joués, mais au quotient, c’est à dire une division entre les points pris et les matchs joués. Rien ne changerait tout en haut et tout en bas, mais pour les places en Europa League, ce serait alors Lille, Reims et Nice qui auraient leur ticket, au détriment de Montpellier et Lyon. De quoi bien évidemment animer de futurs débats dans les antres de la LFP, où l’OL de Jean-Michel Aulas fait partie des clubs qui jouent gros en fonction du critère retenu.