Dans la foulée de la déroute lensoise à Lille, l'entraîneur des Sang et Or n'a pas masqué sa désolation. Si le résultat est évidemment mauvais pour le RC Lens, qui dit adieu à son rêve de titre, c'est surtout la manière dont le derby a été perdu qui désole Pierre Sage.
Lens avait humilié Lille à l'aller, mais le LOSC a rendu la monnaie de sa pièce à son voisin samedi soir dans
un derby dominé de la tête et des épaules par les joueurs de Bruno Genesio. Perdre un Lille-Lens est une chose, mais Pierre Sage n'a pas du tout aimé ce qu'il a vu sur la pelouse du stade Pierre-Mauroy et il ne l'a pas caché après la rencontre. Sans même évoquer le fait que cette déroute marque la fin du réel espoir lensois de finir champion de France, l'ancien technicien de l'OL a avoué avoir honte de cette triste performance. Et il ne s'est surtout pas dédouané dans ce résultat final.
Pierre Sage n'a pas reconnu son équipe
« Je m’associe à cette faillite-là. Ce serait trop facile de tirer sur les joueurs quand tout va mal, alors que d’habitude, la relation avec eux se passe très bien. Après, je vous avoue qu’il y a certaines attitudes qui m’ont déplu. Je pense que par moments, on s’est abandonnés. C’est ce que j’ai dit dans le vestiaire. J’ai un sentiment de honte, mais vous pouvez compter sur moi pour toujours rester solidaire avec l’équipe. Ce genre de comportement, il va falloir qu’on les bannisse, puisque ça ne nous ressemble pas. On n’a pas le droit de s’abandonner dans un match aussi important, bien sûr, mais aussi pour la suite du championnat et de la Coupe de France », a confié l'entraîneur du RC Lens, qui n'a pas voulu mettre le dos de ce fiasco sur le climat ambiant dans le stade Lille.
En effet,
Florian Thauvin a notamment été visé par des chants injurieux, qui ont même failli faire stopper irrévocablement le derby. Mais Pierre Sage ne se cache pas derrière cela. «
Dans tous les cas, lorsqu’on est une équipe professionnelle, on doit être capable de jouer même dans un milieu hostile. Et ce soir, je vous avoue que notre match n’a jamais commencé. Donc ça a forcément donné de la force et de la confiance à nos adversaires, notamment parce qu’ils étaient bien dans le jeu et étaient aussi portés par leur public. Mais de notre côté, ce n’est pas, selon moi, la cause principale de notre naufrage », a reconnu un Pierre Sage touché, mais pas coulé.