La LFP privée des écoutes téléphoniques pour juger Nîmes et Caen ?

La LFP privée des écoutes téléphoniques pour juger Nîmes et Caen ?

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Lundi, une délégation d’élus nîmois est venue rencontrer Frédéric Thiriez au siège de la Ligue de Football Professionnel afin de faire connaître au président de la LFP leur désir de sauver le club, même s’ils admettent que les sanctions doivent tomber, si les faits de tentative ou de truquage de matchs sont avérés. Selon l’Equipe, si la Commission de discipline de la Ligue s’est saisie officiellement du dossier, celui qui sera en charge du dossier n’a pas encore été nommé, mais il s’agira très certainement de François Jaspart, ancien patron de la PJ de Paris.

Ce dernier aura trois mois pour fournir les éléments indispensables à la commission de discipline pour juger et condamner peut-être les différents protagonistes dans cette affaire qui a vu plusieurs mises en examen, dont celles des présidents de Nîmes et Caen. Seul problème, mais de taille, les fameuses écoutes téléphoniques qui ont notamment permis à un juge de mettre en examen ces personnes ne pourront pas être utilisées par la Commission de discipline au moment de prononcer éventuellement des sanctions. Car si la LFP a accès au dossier, elle s’est portée partie civile, l’instance du football professionnel n’a aucunement le droit de fournir ces éléments aux membres de sa commission, sous peine de violer le secret de l’instruction encore en cours et cela même si ces écoutes ont fuité.