« Boateng cherche encore ses vertèbres » note Pierre Ménès

« Boateng cherche encore ses vertèbres » note Pierre Ménès

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Pour le Bayern Munich, tout se passait bien jusqu’à la 77e minute de sa demi-finale aller de Ligue des champions à Barcelone (3-0). Les hommes de Pep Guardiola parvenaient à maîtriser les offensives du Barça jusqu’à ce que Lionel Messi n’en décide autrement. Un véritable détonateur pour Pierre Ménès qui, outre la performance de l’Argentin, a tenu à saluer la stratégie du technicien espagnol.

« Bref, on se disait que Guardiola avait réussi à contrer son ancienne équipe avec une sorte de pot de glue. Les Bavarois pouvaient espérer en rester sur ce match nul. Mieux, on se disait que l'euphorie habituelle au match retour dans l'Allianz Arena pourrait faire pencher la balance de leur côté. Seulement dans le football, il y a la tactique, les choix et tout ce qu'on veut et puis, il y a le génie, a constaté le consultant sur son blog. Au moment où on commençait à se dire que Messi avait un petit peu disparu, il est sorti de sa boîte pour inscrire deux buts exceptionnels en trois minutes. Sur le premier, il se met en position de frappe en un dixième de seconde et son tir est sec, au ras du poteau. Derrière, que dire de ce dribble sur Boateng ? Si le défenseur n'avait pas vraiment le choix - il ne pouvait décemment pas laisser Messi armer du pied gauche -, il cherche encore ses vertèbres. Après son crochet, l'Argentin s'écarte légèrement, pique du droit et trompe Neuer. Réaliser et réussir cette action face à un gardien de cette trempe, ça en dit long sur la classe de Messi », s’est enthousiasmé Ménès, avant d’éteindre les derniers espoirs bavarois.

« Le lutin a en plus agrémenté tout ça d'une passe décisive pour Neymar, alors que l'arbitre avait laissé l'avantage suite à une faute sur Suarez. Avec son but, le Brésilien donne une proportion assez énorme au score final. Alors certains esprits chafouins diront peut-être que la simulation de penalty de Neymar a déconcentré les Allemands sur le premier but. Mais pour le coup, Neuer a relancé le jeu à toute berzingue donc c'est un argument compliqué à défendre, a-t-il poursuivi. Trois buts d'avance pour aller à Munich, ça semble suffisant, d'autant qu'on ne voit pas le Barça ne pas marquer, surtout avec de grosses opportunités en contre. Hier soir, le tableau aurait pu rester noir. Mais il y a quelqu'un avec une craie magique qui a tout changé. »