Poursuivi par Gijon pour le non-paiement intégral du transfert de Pedro Diaz, Bordeaux avait été sanctionné d’une interdiction de recrutement. Mais la mesure, d’abord invalidée par la Fédération Française de Football dans l’Hexagone, a finalement été annulée par la FIFA.
Bordeaux s’en sort très bien. Mis en échec dans la course à la montée en Ligue 3, les Girondins devaient en plus composer avec une interdiction de recrutement pour trois mercatos. C’était la mesure initialement prononcée par la FIFA suite à la plainte du Sporting Gijon, qui n’a pas reçu l’intégralité de l’indemnité de transfert de Pedro Diaz au club aquitain en 2023. La formation espagnole réclame un montant restant de 1,5 million d’euros que le FCGB ne règlera pas.
Et pour cause, le tribunal de commerce avait décidé d’écraser 90% de la dette de Bordeaux et de l’étaler sur 10 ans l’année dernière. Ce verdict autorisait les Girondins à ne pas payer le reste du transfert du milieu espagnol. Il n’était donc pas surprenant de voir la Fédération Française de Football trancher en faveur des Marine et Blanc. L’instance dirigée par Philippe Diallo a en effet invalidé la sanction sur le sol français. Et ce lundi, le quotidien régional Sud Ouest nous apprend que la FIFA fait marche arrière. L’organisation internationale a finalement annulé l’interdiction de recrutement infligée à Bordeaux le 27 mars dernier.
Il a été reconnu que l’adoption du plan de continuation actée par le tribunal de commerce jouait en faveur de la direction bordelaise. C’est évidemment une excellente nouvelle pour le club de National, qui n’a jamais vraiment douté sur ce dossier. Le FCGB se savait protégé par la loi française malgré le risque de ne pas pouvoir se renforcer pendant plus d’un an. Reste à savoir si ce verdict ne provoquera pas une dangereuse jurisprudence.