L'ancien propriétaire russe de Chelsea n'a pas l'intention de laisser à l'Angleterre le fruit financier de la vente du club suite à l'invasion de l'Ukraine pour la Russie. Roman Abramovitch a même envoyé la facture au Premier Ministre anglais.
Écarté sans aucune discussion de Chelsea, dont il était le propriétaire depuis 2003, Roman Abramovitch sait qu'il ne pourra pas reprendre les commandes du club qu'il avait mené au sommet de l'Europe. Jugé trop proche de Vladimir Poutine, il avait été expulsé manu militari des Blues après la guerre déclenchée par les Russes à l'Ukraine en 2022. Le gouvernement anglais avait ensuite vendu Chelsea à un consortium mené par l'Américain Todd Boehly, mais gardait le fruit de cette cession, puisque les avoirs de Roman Abramovitch ont été gelés. Cependant, l'homme d'affaires russe, âgé de 59 ans, n'a pas du tout renoncé à cet argent et, selon
The Telegraph, les avocats du milliardaire russe ont décidé de réclamer 2,7 milliards d'euros à Keir Starmer, l'actuel Premier Ministre anglais.
Abramovitch et l'Angleterre se battent encore
Le quotidien anglais révèle que le dossier de la vente de Chelsea n'avait jamais été totalement réglé entre Roman Abramovitch et le gouvernement anglais. Car l'ancien propriétaire russe des Blues s'est engagé formellement à verser cet argent en aide à des associations caritatives aidant les victimes ukrainiennes de la guerre. Mais le gouvernement anglais traine les pieds à respecter l'engagement pris avec Abramovitch il y a quatre ans. Face à cette situation, et alors que ces 2,7 milliards d'euros sont toujours gelés, les avocats de l'ancien boss de Chelsea exigent que l'actuel Premier Ministre respecte les engagements pris par l'Angleterre et ils font savoir que Roman Abramovitch respectera lui aussi l'accord signé avec le gouvernement.
Selon The Telegraph, il y a un vrai flou dans ce dossier, à savoir que cet argent devrait revenir ensuite à des victimes ukrainiennes et uniquement ukrainiennes, alors que l'accord initial parle des victimes de guerre. Pour les avocats de l'homme d'affaires russe, pour qui cette somme n'est pas colossale par rapport à sa fortune personnelle, si le gouvernement anglais persiste dans son attitude, alors l'affaire pourrait être portée devant les tribunaux. Et ils ont donc sommé Keir Starmer de « payer immédiatement ».