Les supporters de l’OM et « la dictature » du gouvernement

Les supporters de l’OM et « la dictature » du gouvernement

Photo Icon Sport

L’annonce par le Ministère de l’Intérieur de l’interdiction de déplacement des supporters marseillais à Nice a surpris beaucoup de monde, que ce soit au sein même du club provençal, ou chez les adversaires azuréens qui avaient déjà fait parvenir le quota de places à leur voisin pour cette rencontre de dimanche. Pour des raisons de sécurité, les supporters marseillais ne sont donc pas autorisés à suivre leur équipe favorite, comme cela arrive avec d’autres clubs de plus en plus souvent en France. Une situation que l’OM a dénoncé d’entrée de jeu ce jeudi, annonçant même un appel juridique pour essayer de faire lever cette sanction. Du côté des South Winners, après la surprise, c’est l’indignation qui prédomine. 

« Ce jeudi, nous venons d’avoir le parfait exemple d’un ministère voulant imposer une dictature à des supporters qui ont pour crime de suivre leur équipe avec passion. Pour le match Nice / OM, tous les voyants étaient au vert : heure de la rencontre, avis favorables des deux clubs, des Préfectures, effectifs des forces de l’ordre disponibles pour assurer la sécurité. Comment peut-on en arriver à un tel revirement de situation avec cet arrêté ministériel ? Seul Manuel Valls le sait (…).Le planning de la semaine nous montre bien que tout était prémédité afin de laisser le moins de temps possible au club et à ses supporters pour se défendre. On accepte et on officialise le déplacement le lundi pour une annulation ministérielle le jeudi, trois jours avant le match. Une vulgaire provocation bien loin d’un raisonnement d’énarque. La volonté de pousser le supporter à bout pour le mettre à la faute et arriver à la dissolution des associations », a fait savoir l’un des principaux groupes de supporters de l’OM, qui espère encore inverser les choses ce samedi devant le Tribunal Administratif.