OM : Labrune a voulu éviter le clash mortel pour Eyraud

OM : Labrune a voulu éviter le clash mortel pour Eyraud

Ancien président de l'Olympique de Marseille et actuel patron de la LFP, Vincent Labrune aurait été consulté par Jacques-Henri Eyraud sur le dossier des supporters. 

Désormais éloigné de l’Olympique de Marseille, Frank McCourt l’ayant placé à un poste qui ressemble beaucoup à un strapontin de luxe, Jacques-Henri Eyraud doit désormais méditer sur la manière dont son histoire à l’OM s’est terminée. Pour avoir osé défier les associations de supporters, suite aux violences commises à la Commanderie, le désormais ancien président du club phocéen a perdu son crédit en quelques jours, et le propriétaire américain de Marseille n’avait plus vraiment d’autres choix que de sacrifier celui qu’il avait placé à la tête de l’OM après le rachat à Margarita Louis-Dreyfus. Si l’on en croit L’Equipe, dans cette séquence totalement surréaliste, Jacques-Henri Eyraud a demandé l’avis de Vincent Labrune, son prédécesseur, afin de savoir s’il devait oui ou non dissoudre les associations de supporters après la cataclysme de samedi 30 janvier au centre d’entraînement.

Eyraud a voulu le clash à l'OM, il l'a eu

L’actuel président de la Ligue de Football Professionnel, qui avait lui aussi eu droit à un traitement musclé de la part des virages du Vélodrome, a consulté ses « sources » à l’Olympique de Marseille et il a vivement conseillé à Jacques-Henri Eyraud de ne pas prendre le risque d’essayer de dissoudre les associations de supporters, sachant que cela pouvait très mal tourner. « Eyraud le taekwondiste aime le frontal, Labrune le joueur de billard passer par la bande », fait remarquer le quotidien sportif. Mais s’il a pris son temps avant d’éventuellement réclamer la dissolution des groupes, JHE a quand même envoyé les mises en demeure qui lui ont été fatales, le projet Agora, déjà enterré, étant le point final de l’ère Eyraud à l’OM. Là où Vincent Labrune avait réussi à reprendre les commandes de la gestion des abonnements en étant malin. Jacques-Henri Eyraud a voulu un affrontement total. Il avait tort.